AMITYVILLE – 5.5/10

Réalisé par Andrew Douglas
Avec Ryan Reynolds, Melissa George, Jesse James
 
Synopsis : La nuit du 13 novembre 1974, le commissariat du Comté de Suffolk reçut un appel affolé, en provenance de la communauté d’Amityville. Un spectacle d’horreur attendait les policiers dans la résidence du 112 Ocean avenue : six membres d’une même famille avaient été massacrés dans leur lit, à coups de fusil. L’auteur du crime, Ronald DeFeo Jr., passa rapidement aux aveux. Il déclara avoir tué son père, sa mère et ses quatre frères et soeurs après avoir entendu des "voix" émanant des profondeurs de la maison, qui l’auraient envoûté et obligé à commettre un carnage.
Un an plus tard, George et Kathy Lutz emménagent avec leurs quatre enfants dans la maison d’Amityville, convaincus d’avoir trouvé la résidence de leurs rêves. Mais des événements bizarres et inexplicables – des voix, des visions cauchemardesques, une obscure et maléfique présence – ne tardent pas à troubler leur quotidien…
 
Avis : Point de départ assez intéressant et original pour ce film d’Horreur, puisqu’une fois coutume, les "futures" victimes ne sont pas une bandes d’ados rebelles, mais une famille.  Mais cela restreint pas mal le nombre de personnages sur lesquelles on s’attarde et résultat, on a peu de surprise et le déroulement est assez prévisible. La réalisation est quant à elle efficace, dans l’esprit des récents films d’horreur réaliste et premier degré.

Sans rien dévoiler, ils auraient pu aller un peu plus loin…

DOUCHES FROIDES – 7/10

Réalisé par Antony Cordier
Avec Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Jean-Philippe Ecoffey

 

Synopsis :  A 17 ans, Mickael est capitaine de l’équipe de judo et prépare le bac. Tout irait bien si sa famille n’avait pas des problèmes d’argent chroniques. Et surtout s’il n’était pas étrangement tenté de partager sa petite amie, Vanessa, avec Clément, nouvellement débarqué, dont le père est devenu le sponsor de l’équipe.

Avis  Un premier film sur le thème du triangle amoureux à l’adolescence, énième déclinaison "Jules et Jimienne" avait tout pour effrayer sur le papier. Or, c’est une belle surprise. Le réalisateur échappe aux clichés et traite cette histoire avec beaucoup de finesse et de pudeur, sans jamais tomber dans l’agressivité ou le larmoyant. En toile de fond de l’histoire entre les 3 ados, la compétiton de judo et le climat familial chez Mickael sont traités dans le même esprit de ne pas vouloir tomber dans la complaisance et enrichissent le thème principal du triangle amoureux.

Le réalisateur est aussi servi par des comédiens tous très justes, en particulier le jeune acteur principal.

MY SUMMER OF LOVE – 6/10

Réalisé par Pawel Pawlikovsky   
Avec Nathalie Press, Emily Blunt, Paddy Considine
 
Synopsis : Mona, 16 ans, vit seule avec son frère aîné Phil dans un village du Yorkshire. Entre ses aventures sans lendemain et ce frère en pleine crise mystique, elle s’ennuie ferme. Les choses changent le jour où elle rencontre Tamsin, une jolie jeune fille de bonne famille, un peu sombre et rebelle. Celle-ci fascine aussitôt Mona qui, troublée, entrevoit immédiatement de nouvelles perspectives d’avenir.
 
Avis : Petit film indépendant britannique très primé dans les différents festivals où il s’est rendu, My Summer of Love est une chronique douce amère sur une rencontre et une histoire d’amour entre deux jeunes filles un été dans la vide campagne anglaise. D’où un rythme assez lent et langoureux, le réalisateur joue la carte de la sensualité avec une photo assez lumineuse et des plans qui s’attardent sur les corps et les visages. Le tout est portée par une interprétation solide des deux actrices.
La musique et la réalisation font parfois penser à Virgin Suicide de Sofia Coppola, même si on est très loin de la classe de la réalisatrice de Lost in Translation.

MADAGASCAR – 4.5/10

Réalisé par Eric Darnell
Avec José Garcia, Anthony Kavanagh, Jean-Paul Rouve

Synopsis : Lorsqu’un lion, un zèbre, une girafe, un hippopotame et une poignée de pingouins psychotiques fuient leur zoo new-yorkais pour secourir l’un des leurs, l’aventure s’écrit avec un grand A. Et lorsque le destin les réunit sur l’île de Madagascar, ils doivent apprendre en formation accélérée les rudiments de la vie à l’air libre.

 

Avis : Décidemment, Dreamworks a bien du mal à me convaincre sur les films d’animation. Déjà très peu séduit par la grosse blague Shrek, je me suis ennuyé ferme devant Madagascar. Certes, il y a 2/3 trucs marrants, mais qui utilisent toujours les mêmes ficelles (dans shrek, c’était le chat qui pleurait, ici un lémurien). Le film abuse aussi des chansons décalés, ça en devient pénible (Alleluia avait bien plu dans Shrek, allez hop, on met What a wonderfull World cette fois, sorti de nulle part, mais ça fait bien). Si on ajoute une histoire qui trainasse, et des personnages bien moches (qu’est ce qu’ils sont agaçants ces lémuriens, et faut qu’ils apprenent à faire les humains, Dreamworks), ça fait un petit film pour enfant, et encore.

On est loin, très loin, de l’inventivité, de la finesse de Pixar.

 

BATMAN BEGINS – 7/10

De Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Katie Holmes, Michael Caine
 
Synopsis : Comment un homme seul peut-il changer le monde ? Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis cette nuit tragique où ses parents furent abattus sous ses yeux, dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde. Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l’injustice. Durant cette quête, Bruce rencontre le mystérieux Ducard. Devenu son mentor, celui-ci l’initie aux disciplines physiques et mentales nécessaires à ses futurs combats. Bruce est bientôt invité à rejoindre la Ligue des Ombres, une puissante organisation subversive, adepte d’une justice expéditive, que dirige l’énigmatique Ra’s Al Ghul.

Avis :

Ce nouvel opus des aventures de l’homme chauve-souris prend un virage totalement opposé de 4 volets précedents. On est très loin de la distance, de l’humour et du côté ludique et onirique de Burton, ou du kitch de Schumacher. Nolan plonge son héros dans une réalité plus terre à terre et prend le temps d’expliquer le voyage intérieur de Wayne qui le conduira à créer le personnage de Burton. Il insiste beaucoup sur la dimension humaine du héros (sans superpouvoir) et emploie une réalisation en conséquence, finalement assez proche de ce qu’il a pu faire dans Insomnia. Gotham City n’est plus la ville gothique en pâte à modeler, mais un New York futuriste et décadent très crédible. J’ai beaucoup aimé cette vision très différente de la plupart des films de superhéros.

Si les épisodes Burtoniens restent (et resteront pour moi) inégalables, le parti pris de Nolan de partir sur une autre voie et une autre analyse est louable et réussi. Les nombreux personnages sont crédibles, construits et déjà fortement identifiable. Cela réside sans doute sur la volonté de Nolan de prendre le temps de l’exposition. Les dialogues sont aussi a mon sens assez réussis et Christian Bale est un très bon Batman.

Bémol cependant sur les scène d’action, filmées très près des acteurs (sans doute le souhait de montrer le côté non-surhumain du héros), résultat, on voit pas grand chose et on a un peu mal à la tête.

Bref, on attend de voir qui sera le joker pour le prochain épisode avec une certaine impatience.

LES POUPEES RUSSES – 7.5/10

Réalisé par Cédric Klapisch
Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France
Synopsis : Xavier a trente ans. Il a réalisé son rêve d’enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l’amour et l’écriture.
 
Avis :
Plus mûr, plus tendre, plus drôle, plus fin, plus inventif dans la réalisation, bref, plus mieux que l’Auberge Espagnole. On passe un très agréable moment à retrouver quelques personnages du premier opus, même si l’intrigue suit quasiment exclusivement le personnage de Xavier (Duris). Aucune faute de goût dans le casting et une BO excellente.

PAPA – 5.5/10

De Maurice Barthélémy

Avec Alain Chabat, Martin Combes, Yaël Abecassis

Synopsis : Louis a un drôle de Papa : toujours souriant, blagueur, rieur. Pourtant, Louis n’a pas très envie de rire.
Sur la route qui les ramène chez eux, le père et son fils vont se retrouver.
Au bout de leur voyage, il y aura la lumière. La vie.

Avis : Un film tendre sur la complicité entre un père et son fils. Une belle interprétation (Chabat très juste), même si on a pas encore trouvé la filière d’enfant star en France (le jeune Combes s’en tire malgré tout assez bien). Mais le film n’échappe pas à une certaine naïveté. Une belle ballade, mais finalement assez vaine.