A SINGLE MAN – 6/10

 

A Single Man

 
Synopsis : Los Angeles, 1962. Depuis qu’il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d’université Britannique, se sent incapable d’envisager l’avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu’une série d’évènements vont l’amener à décider qu’il y a peut-être une vie après Jim.
 
Avis : Tom Ford avait une visiblement une idée très précise de la façon dont il voulait réaliser son premier film. Sophistiqué, sans être poseur, esthétisant sans être prétentieux.
On peut dire que son entreprise est réussie. Tom Ford joue sur des effets de lumières, de couleurs, utilise la musique comme garante du rythme de son film, mais ne tombe pas dans le maniérisme. Le jeu des acteurs, sobre et juste, joue beaucoup dans cette maitrise. On regrettera seulement quelques flash back superflus, et une histoire à l’intêret limité.
A single man est un subtil objet placé dans un joli écrin. Et révèle à coup sûr la vision d’un réalisateur.

César 2010 – Pronostics

Juste pour voir… rdv lundi pour les resultats.
en rouge mes pronos
 
Meilleur Film
Meilleur Réalisateur
Meilleur Acteur
Meilleure Actrice
Meilleur Acteur dans un second rôle
Meilleure Actrice dans un second rôle
Meilleur Espoir Masculin
Meilleur Espoir Féminin
Meilleur Scénario Original
Meilleure Adaptation
Meilleure Musique

Meilleur Premier Film

Meilleur Film Etranger

FANTASTIC Mr. FOX – 6,5/10

 

Fantastic Mr. Fox

 
 
Synopsis : Trois fermiers doivent faire face à un renard très futé à la recherche de nourriture pour sa famille…
 
Avis : Fantaisie très réussie, Mr Fox séduit par le côté artisanal de l’animation et la bonne humeur qui se dégage du film. L’humour pince sans-rire typique des films de Wes Anderson fonctionne d’autant plus qu’il est servie par un casting de voix remarquables, Clooney en tête. La famille, thème cher au réalisateur est au centre de l’intrigue et finement traitée, comme la rivalité entre le fils sans grand talent et le neveu doué en tout, ou les promesses intenables qu’on fait à sa moitié.
Très coloré, le film est plein de trouvailles et d’idées drôles et surprenantes. Le rythme tend à s’essouffler sur la fin, mais pas suffisamment pour altérer le plaisir qu’offre ce fantastique Mr. Fox.

VALENTINE’S DAY – 6/10

 

Valentine's Day

 
Synopsis :Les destins croisés de couples qui se séparent ou se retrouvent, de célibataires qui se rencontrent à Los Angeles, le jour de Saint-Valentin…
 
Avis : Honnêtement, je m’attendais à une sorte de naufrage dans une mer de guimauve (et j’y suis quand même allé, oui, je dois être un peu maso). Mais surprise, cet enchevêtrement d’histoires d’amour tient plutôt bien la route. Grâce essentiellement à l’équilibre trouvé entre toutes les histoires qui se croisent dans le film. Elles existent toutes par elles mêmes, les personnages sont bien posés et les acteurs jouent (bien) le jeu. Sans que ce soit à mourir de rire, on a la plupart du temps le sourire aux lèvres. C’est surtout très rigolo d’entendre la salle réagir…
Reste qu’au niveau cinématographique, ça manque cruellement d’ambition formelle. Aucune originalité dans la mise en scène et une utilisation particulièrement malhabile de la musique, pourtant  élément clef dans ce genre de film.
Valentine’s Day est le genre de petit plaisir coupable qu’on oublie aussitôt après l’avoir vu, sans pour autant le regretter.

I LOVE YOU PHILLIP MORRIS – 6/10

 

I Love You Phillip Morris

 
Synopsis : L’histoire vraie d’un ex-flic, ex-mari, ex-arnaqueur aux assurances, ex-prisonnier modèle et éternel amant du codétenu Phillip Morris. Steven Russell est prêt à tout pour ne jamais être séparé de l’homme de sa vie. Ce qui implique notamment de ne pas moisir en prison. Jusqu’où peut-on aller par amour? Très loin si l’on en croit l’histoire incroyable de Steven Russell, un génie de l’évasion rattrapé par son romantisme.
 
Avis : Comédie volontairement très romantique sur un sujet qui en a peu l’apparence, I Love you joue sur une esthétique 80’s légère, dans les décors, les couleurs, les musiques. Cette histoire incroyable mais vraie adopte donc un ton subtilement superficiel et bénéficie à plein du talent de Jim Carey, jamais aussi bon que lorsqu’il doit jongler entre comédie et sérieux (Man on the Moon, Eternel Sunshine), et de la sensibilité de Ewan Mc Gregor. Le film n’évite cependant pas une certaine sensiblerie et souffre de vrais moments faibles. Ceci dit, l’histoire est tellement surprenante qu’on ne s’ennuie pas et le tout plutôt bien ficelé.

WOLFMAN – 4/10

 

Wolfman

 
Synopsis : Lawrence Talbot est un aristocrate torturé que la disparition de son frère force à revenir au domaine familial. Contraint de se rapprocher à nouveau de son père, Talbot se lance à la recherche de son frère…et se découvre une terrible destinée.
L’enfance de Lawrence Talbot prit fin à la mort de sa mère. Ayant quitté le paisible hameau de Blackmoor, il a passé plusieurs décennies à essayer d’oublier. Mais, sous les suppliques de la fiancée de son frère, Gwen Conliffe, il revient à Blackmoor pour l’aider à retrouver l’homme qu’elle aime. Il y apprend qu’une créature brutale et assoiffée de sang s’affère à décimer les villageois et que Aberline, un inspecteur soupçonneux de Scotland Yard, est là pour mener l’enquête.
Réunissant petit à petit les pièces du puzzle sanglant, Talbot découvre une malédiction ancestrale qui transforme ses victimes en loups-garous les nuits de pleine lune. Pour mettre fin au massacre et protéger la femme dont il est tombé amoureux, il doit anéantir la créature macabre qui rôde dans les forêts encerclant Blackmoor. Alors qu’il traque la bête infernale, cet homme hanté par le passé va découvrir une part de lui-même qu’il n’aurait jamais soupçonnée.
 
Avis : On sent dans Wolfman une volonté de dépoussiérer le mythe tout en gardant l’esprit de l’original, c’est-à-dire sans tomber dans la surenchère d’effets spéciaux, l’idée étant d’effrayer plus en suggérant qu’en montrant. La principale (seule ?) réussite du film, tient dans l’atmosphère brumeuse, sombre et très victorienne créée par les décors et les costumes. La reconstitution est  impeccable, l’ambiance poisseuse, sombre et pesante. Johnston parvient aussi à nous faire sursauter sur notre siège, mais surtout en utilisant le bon vieux plan serré coupé par une image terrifiante et fugace et couplé d’un son exagérément amplifié. Le reste ? Un naufrage. Premier raté qui devrait suffire à passer son chemin, la bête semble sortie d’un magasin de farces et attrapes et affublée d’un masque en plastique couvert de poils. Et son animation est plus que laborieuse. On comprend pourquoi elle ne figure dans aucune bande-annonce… Mais le film manque également d’un deuxième degré de lecture, propre aux (bons) films de Freaks, victime d’un scénario indigent qui n’offre aucune substance aux personnages. Résultat, les acteurs semblent se demander ce qu’ils font là, n’ont rien à défendre et se baladent une seule expression figée au visage. Et encore, faut-il se forcer à croire à l’histoire en tant que telle et cette relation père-fils improbable (ou si peu développée qu’elle en devient risible). Point d’orgue du ridicule, la mort de Del Toro, digne des plus belles parodies des Inconnus. On se demande vraiment l’intérêt d’un tel remake.
 

BROTHERS – 6,5/10

 

Brothers

 
Synopsis : Sam & Grace forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles. Sam est envoyé par l’ONU en mission à l’étranger et confie à Tommy, son frère tout juste sorti de prison, le soin de s’occuper de sa famille. Lorsque Sam est porté disparu et présumé mort, Tommy et Grace se rapprochent contre toute attente. C’est alors que Sam revient du front…
 
Avis : Adaptation réussie d’un film danois, Brothers se fond parfaitement dans le contexte américain. Comme de plus en plus de films aux Etats-Unis (La vallée d’Elah…), il traite du retour des soldats d’Irak et des traumatismes causés pas cette guerre dont les contours restent trop flous. Mais Brothers est également un film sur la famille, l’absence et la tentative de continuer sa vie malgré le vide. Si Tobey Magire en fait un peu trop (mais il n’a pas le rôle le plus simple), le film doit beaucoup à l’alchimie entre la rudesse de Jack Gyllenhaal et la fragilité de Natalie Portman. Un jeu épuré, simple et touchant, l’actrice embellit d’année en année et accroche l’écran comme personne. Le trio porte cette tragédie Shakespearienne avec brio et rend parfaitement compte des « dommages collatéraux » que la guerre peut entraîner dans les familles de soldats.