TOP CINE 2014

2014 s’achève, petit regard dans le rétro pour un toujours très subjectif classement des 20 films qui auront marqués mon année ciné.
Critique en cliquant sur le titre.

1 – WINTER SLEEP
2 – 2 JOURS, UNE NUIT
3 – 12 YEARS OF SLAVE
4 – THE GRAND BUDAPEST HOTEL
5 – HER
6 – BOYHOOD
7 – LES COMBATTANTS
8 – TOM A LA FERME
9 – WHIPLASH
10 – ‘71
11 – GONE GIRL
12 – SAINT LAURENT
13 – EASTERN BOY
14 – DRAGONS 2
15 – X-MEN : DAYS OF THE FUTURE PAST
16 – SILS MARIA
17 – RESPIRE
18 – LES GAZELLES
19 – INTERSTELLAR
20 – UNE NOUVELLE AMIE

Winter Sleep

Deux jours, une nuit12 Years a Slave

WHIPLASH – 15/20

WhiplashRéalisé par Damien Chazelle
Avec Miles Teller, J.K. Simmons, Paul Reiser

Synopsis : Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Avis : A contre-courant des codes du genre, Damien Chazelle livre un film aussi martial que musical, filmant l’apprentissage du jeune Andrew dans un style plus proche de Full Metal Jacket que celui de Fame. La passion, l’enthousiasme laissent place à l’obsession et l’ambition. L’échec n’est pas une option, quitte à y laisser sa peau. Sous la direction de Terence Fletcher, professeur tyrannique, l’adolescent dépose ses tripes, déverse son sang et sa sueur sur sa batterie, jusqu’à maîtriser le bon tempo, encaisse les coups et les humiliations. Et Whiplash de questionner sur la frontière entre la quête de l’excellence et le harcèlement, la motivation et la perversité.

En dessinant des personnages complexes, Chazelle brouille les pistes et ne les enferment pas dans des stéréotypes. Andrew ne se révèle pas aussi docile qu’on pourrait le penser, ses motivations pas aussi claires. Se bat-il pour la musique ou parce qu’il veut prouver qu’il vaut mieux que ce que sa famille pense de lui ? Fletcher est-il un professeur surdoué, découvreur de génies du jazz ou un musicien raté, qui déchaîne ses frustrations sur de jeunes musiciens qui deviennent ses victimes expiatoires ? Le réalisateur ne répond jamais tout à fait, déroulant un scénario limpide et direct. De même qu’Andrew veut se concentrer uniquement sur son entrainement sans laisser aucun élément extérieur parasiter son apprentissage, Chazelle se concentre sur l’affrontement entre le jeune homme et son mentor, évitant de s’attarder sur des intrigues parallèles qui auraient alourdi et affaibli son propos. C’est d’autant plus judicieux que sa mise en scène inspirée et vibrante nous fait ressentir chaque note, nous impose le tempo de chaque partition et vivre chaque morceau comme une bataille, et cela même si comme moi, le jazz vous laisse froid d’ordinaire.

Il filme la musique de façon euphorisante, s’appuyant sur un découpage des plans virtuose, illustré par une scène finale au climax asphyxiant, une conclusion dantesque d’une intensité folle, que l’on vit en apnée et qui vous laisse le souffle coupé. Dans la peau martyrisée d’Andrew, Miles Teller se révèle habité et absolument convainquant. Face à lui, J.K. Simmons incarne l’autorité et la folie avec subtilité et nuances, évitant le piège de la caricature. Une confrontation ébouriffante aussi psychologique que physique.
Whiplash est une expérience musicale viscérale. Et une jolie découverte bourrée de ciné. 2014 se termine bien.

LA FAMILLE BÉLIER – 6/20

La Famille BélierRéalisé par Eric Lartigau
Avec Louane Emera, Karin Viard, François Damie

Synopsis :Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à
ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

Avis : Le voilà, le film évènement qui doit renverser le public français. Le nouvel Intouchable qui va affoler les compteurs du box-office. Vraiment ?
Si le succès populaire de la Famille Bélier se confirme dans les semaines qui viennent (ce qui devrait être le cas), il le devra plus certainement à une campagne de promotion colossale, à la limite de la vente forcée, que pour ses qualités artistiques, quasi inexistantes.
A partir d’une idée séduisante qui aurait pu donner une formidable comédie sociale, Lartigau et ses scénaristes expédient un tire-larme condescendant, manquant absolument de fond et assez repoussant sur la forme. Passons sur le fait qu’on rivalise à peine avec Joséphine Ange Gardien au niveau de la mise en scène, que ce soit dans le rythme, l’image, la lumière ou les décors, le plus gênant est certainement ce visible manque d’intérêt pour ses propres personnages, leurs racines et leur environnement. A part leur handicap, ils n’ont aucune aspérité, ne semble avoir aucun bagage, aucun background solide ou crédible. Leurs comportements sont souvent incohérents, parfois si incompressibles qu’ils confinent à l’absurde. On a parfois envie de rappeler aux auteurs (hum hum) qu’handicapé ne veut pas dire idiot… Le scénario, apparemment écrit à la hâte sans prendre la peine de se documenter sur la surdité ni sur le milieu paysan, accumule les lieux communs, démarre des sous-intrigues sans intérêt sans les terminer et multiplie les situations au mieux gênantes au pire insultantes (les règles, l’allergie au latex, le meeting raté, la culpabilisation du non-handicap, la scène finale – wtf) .
Les acteurs ne sont pas aidés par des dialogues indigents, et se débattent (en en faisant des tonnes) avec des personnages uniformes et involontairement burlesques. C’est tout à fait admirable de la part de Viard et Damiens d’avoir appris la langue des signes en 6 mois, mais l’effort est vain s’il ne sert par un projet construit et travaillé. On voit attristés, ces deux grands acteurs sombrer dans le surjeu et se livrer à un affligeant pantomime. Quant aux rôles secondaires, ils sont aussi épais que du papier de cigarettes et souffrent en plus d’interprétation soit fadasse (le bellâtre sosie de Canet), soit clownesque (l’insupportable cabot Elmosito)
Il semble que l’unique objectif du long-métrage soit de faire rire et pleurer le public à tous prix, sans considération pour un éventuel réalisme social. Le gros problème, c’est que les personnages ne nous font pas rire, mais que l’on rit d’eux… Quant à l’émotion, elle vient effectivement à chaque fois que la jeune Louane Emera se met à chanter. Le pouvoir de la voix… Elle a indéniablement quelque chose. Mais quelques cours de comédie n’auraient pas été superflus…
Cette quête désespérée de l’effet lacrymal rend tout ressort dramatique artificiel, limite putassier.
Il est vraiment difficile d’y croire, à cette famille Bélier…
Et je ne parle pas de Michel Sardou ? non, je ne vais pas parler de Michel Sardou….
Un succès programmé embarrassant…

WHITE GOD – 13/20

White GodRéalisé par Kornel Mundruczó
Avec Zsófia Psotta, Sándor Zsótér, Lili Horváth

Synopsis : Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

Avis : Fable politique, film d’aventure, revenge movie teinté d’horreur, thriller hitchcockien, film d’anticipation… White God est un peu tout ça en même temps, mais glane et revendique son originalité en étant la somme de toutes ces influences diverses. Il perd forcément au passage un peu de cohérence et l’impact du film aurait été bien plus fort en resserrant l’intrigue autour du destin des bâtards et de la relation entre Hagen et Lili (plutôt que de s’attarder sur ses atermoiements adolescent).
Reste que la métaphore canine sur l’ostracisation de certaines minorités dans nos sociétés modernes est politiquement puissante. White God dénonce en creux la mise au ban des groupes qui ne correspondent pas aux canons en vigueur, qui ne se conforment pas aux normes établies, de populations jugées comme inférieures. La seule fin possible serait alors le chaos et l’explosion d’une violence sourde et aveugle que cette marginalisation aura entretenue. Les conséquences ne pourront être que tragiques.
White Dog a aussi tout du conte social, où Hagen serait un héros à la Dickens, traqué, exploité, vendu, dressé pour tuer… Pourtant, le réalisateur évite soigneusement tout anthropomorphisme à l’écran, ce qui renforce son discours. Il envisage comme rarement le lien difficilement explicable qui unit un chien à son maître et en fait le moteur de tout le reste. Surtout, il filme les chiens comme de vrais acteurs, en fait des personnages saisissants de réalisme. C’est un réel tour de force et une prouesse de mise en scène. White Dog livrera d’ailleurs quelques séquences bluffantes, ne serait-ce que son introduction, course-ballet surréaliste dans un Budapest vidé de ses habitants.
Dommage que les humains ne soient pas forcément à la hauteur de leurs partenaires à quatre pattes… Leur jeu très approximatif (en particulier celui de la jeune actrice) plombe un peu l’ensemble.
White dog n’en demeure pas moins une formidable proposition de cinéma engagé, un peu fouillon dans la forme certes, mais très généreuse et à la puissance évocatrice indéniable. Etonnant.

LA FRENCH – 12,5/20

La FrenchDe Cédric Jimenez
Avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche

Synopsis : Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes.

Avis : Film mafieux à l’ancienne d’un clacissisme assumé mais néanmoins racé, La French se révèle être une agréable surprise, un polar efficace qui brille par sa reconstitution historique et une mise en scène ambitieuse. Les gangsters s’allient et se trahissent, exécutent froidement sans sommation, naviguent dans un Marseille labyrinthique hanté par les figures du crime organisé et délaissé par les autorités (quand elles ne prennent pas leur part du gâteau pour fermer les yeux).
La French rend bien compte du statut de poumon de la dope qu’était Marseille dans les années 70 et la façon dont elle alimentait les Etats-Unis. C’est surprenant et sert de parfait décor à l’affrontement entre le juge Michel et Zampa, le parrain de la pègre locale. Très bien entourés par un casting de gueules bien trouvé, Dujardin et Lelouche livrent des prestations solides, même si Dujardin a toujours plus de mal lorsqu’il doit jouer une partition plus dramatique, comme c’est le cas dans la dernière partie du film. Lelouche est quand à lui étonnant, charismatique et mesuré.
Les deux acteurs servent des dialogues efficaces qui évitent à la fois la caricature et l’écueil du bavardage excessif. La réalisation est rythmée, alternant scènes d’action sans génie mais néanmoins maitrisées et parenthèses plus intimistes. On pourra simplement reprocher à Jimenez d’avoir un peu trop insisté sur les standards musicaux des 70’, le film aurait mérité un peu plus de sobriété de ce côté-là.
Quoiqu’il en soit, La French sans être renversante, est une fresque mafieuse réussie, à la fois hommage au cinéma d’antan et thriller enlevé.
Pas si mal, vraiment.

NIGHT CALL – 13/20

Night CallRéalisé par Dan Gilroy
Avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed

Synopsis : Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite…

Avis : Night Call se pose en brûlot incisif contre la trash TV et ses émissions racoleuses prêtes à (vraiment) tout pour décrocher le scoop qui fera exploser les audiences. Si le film manque un peu le coche dans sa charge contre la course au sensationnalisme, n’inventant rien et demeurant assez simpliste dans son approche, il crée un personnage de fiction suffisamment intriguant pour susciter un intérêt constant. Résultat, à défaut d’être une solide étude sociétale sur les dérives de l’infotainment, Night Call se révèle être une plongée dérangeante et fascinante dans la psyché biaisée d’un animal misanthrope, rejeton mal élevé de cette société malade de ses excès.
Dans la peau émaciée de Lou, Jack Gyllenhaal hypnotise immédiatement, impose son ton doucereux, sa démarche fuyante, son sourire pernicieux. Obsédé par la réussite sociale, son ascension professionnelle et la réalisation de son « business plan », il débite à qui veut l’entendre une dialectique viciée tirée d’ouvrages qu’il aura épluché et décortiqué seul sur le net pour construire un plan de carrière qu’il veut imparable. Lorsqu’il découvre un peu par hasard qu’il peut monnayer des images chocs filmées pendant la nuit à des chaines de TV locales pour leurs journaux du matin, il y voit l’opportunité rêvée pour enfin se réaliser. Obsessionnel, méticuleux et manipulateur, il se mue en charognard de l’info et s’affranchit de toutes barrières morales pour parvenir à ses fins.
La pathologie de Lou semble tellement éloignée d’un comportement humain qu’on peut se demander seulement si elle existe. Au final peu importe, la performance de Jack Gyllenhaal emporte tout et crédibilise Lou instantanément, ou du moins provoque un sentiment répulsif immédiat si fort chez le spectateur qu’il lui donne une réalité. Un personnage d’un cynisme absolu et malsain au possible, mais dont l’ambition bien humaine transpire dans le regard habité de l’acteur. C’est ce qui est fascinant dans la performance de Gyllenhaal, cette capacité à ne jamais tomber dans un jeu outrancier alors que son personnage se vautre dans la démesure.
Le réalisateur Gilroy lui offre un décor à la hauteur de ses déséquilibres, un Los Angeles poisseux et moite, filmé principalement de nuit. Night Call gagne d’ailleurs en efficacité lorsqu’il se meut en thriller, délivrant des courses poursuites en bagnole plutôt très réussies. La tension monte progressivement jusqu’à un final particulièrement bien exécuté, même si un peu excessif.
S’il ne brille pas particulièrement par son originalité et la précision de son propos, Night Call permet d’assister à l’une des performances d’acteur les plus impressionnantes proposées cette année. D’une richesse et d’une subtilité affolante, la prestation gigantesque de Gyllenhaal devrait lui valoir un ticket en or pour les Oscars. Ce serait tout sauf un scoop.

ASTERIX ET LE DOMAINE DES DIEUX – 14/20

Astérix - Le Domaine des DieuxRéalisé par Louis Clichy
Avec Roger Carel, Guillaume Briat, Lorànt Deutsch

Synopsis : Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Avis : Alexandre Astier signe avec le Domaine des Dieux l’adaptation cinématographique sans doute la plus aboutie des aventures du célèbre Gaulois. Si le Cléopâtre de Chabat était une franche et géniale réussite burlesque, largement influencée par « l’esprit Canal », le film s’affranchissait assez largement du matériau originel.
Astier parvient quant à lui à trouver un délicat équilibre entre un respect quasi-religieux de l’œuvre de Goscinny et une indispensable modernité. On retrouve ce qui fait la richesse de la bande dessinée, les références, les anachronismes, la mauvaise foi de personnages franchouillards, les bastons… Ce riche héritage se mélange admirablement bien à l’irrésistible écriture d’Astier et son sens de la réplique imparable éprouvé dans Kammelott. Un comique très travaillé, qui joue sur la rupture plus que sur de gros effets. Alors on ne se tape pas sur les cuisses toutes les deux minutes, mais on a la banane en permanence. D’autant plus que le scénario n’oublie pas de développer des personnages très bien ciselés, qu’ils soient outranciers ou touchant. On pense à Obélix et la relation qui le lie au petit romain fan d’Hercule et qui confère à l’histoire un petit supplément d’âme. Car Le Domaine des Dieux est aussi et surtout un excellent film d’animation, techniquement impressionnant. Le réalisateur Louis Clichy a été formé à l’école Pixar – et pas sur les films les plus ratés (Wall-E, La Haut) et ça se voit. En termes d’excellence formelle et de bagage émotionnel, ça se pose là.
La mise en scène regorge de bonnes idées, mais avec toujours le souci de soutenir une storytelling forte, d’être engageant au niveau du scénario et des personnages. Résultat un récit fluide, très différent du film à sketchs qu’était Mission Cléopâtre, racontant son une histoire sans en dévier et qu’accompagne une musique très efficace.
Là où Le Domaine finit de nous convaincre et de nous séduire, c’est dans l’impeccable et éblouissant casting de voix convoqué par Astier. Chaque personnage a du coup une identité forte et une singularité très prononcée. Mentions spéciales à Lafitte en esclave philosophe, tordant, à Lorànt Deutsch, parfait en architecte hystérique et à Eli Semoun, génial soldat syndicaliste. Mais on pourrait aussi citer Chabat en sénateur machiavélique, Foresti en Bonnemine ou Astier lui-même en Centurion. L’idée géniale, douce madeleine, ayant été de rappelé Roger Carel en Astérix.
Pari réussi haut la main donc. Astier nous fait patienter avec classe et talent avant, on croise les doigts, de pouvoir assister à l’avènement de Kaamelott sur grand écran.
Astier + Asterix = potion magix.