WILD – 10/20

WildRéalisé par Jean-Marc Vallée
Avec Reese Witherspoon, Gaby Hoffmann, Laura Dern

Synopsis : Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force.Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.

Avis : Après nous avoir emballé avec CRAZY, déconcerté avec Café de Flore , impressionné avec Dallas Buyer Club, on attendait beaucoup du nouveau film de Jean-Marc Vallée. Mais c’est plutôt de l’ennui qu’on ressent avec Wild. Non que le périple de Cheryl ne soit pas admirable, mais son récit ne suscite qu’un intérêt poli. On constate après l’avoir accompagnée pendant sa longue marche qu’il ne lui est finalement pas arrivé grand-chose… Mais là où le réalisateur rate principalement le coche, c’est dans sa volonté de rendre compte du voyage intérieur de la jeune femme. On devine ses motivations, on comprend son passé, mais on n’est jamais en empathie avec elle. Les flashbacks volontairement décousus et désordonnés créent l’inverse de l’effet escompté. Bien loin d’entourer le personnage d’un voile mystérieux qui serait levé au fur et à mesure, ils rendent Cheryl lointaine et floue. La surutilisation de la voix off, l’abondance de sons étouffés ou exagérés comme pour masquer la frontière entre passé et présent, tous ces artifices fonctionnent mal et sont même parfois pas loin d’être désagréables.
Wild ne se distingue même pas par la beauté de ses paysages, les décors que Cheryl traverse n’étant pas particulièrement mis en valeur. Le film souffre évidemment de la comparaison avec Into the Wild, le film de Sean Penn qui outre une remarquable étude de personnage, cadençait le périple de son héros de rencontres marquantes et proposait des tableaux d’une formidable majesté.
En revanche, quelle plaisir de retrouver la présence lumineuse de la trop rare Laura Dern
Très beau programme sur le papier, Wild laisse finalement de glace…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s