Cinéma | SHANG-CHI – 13/20

De Destin Daniel Cretton
Avec Simu Liu, Tony Leung, Awkwafina

Chronique : Annoncé un peu sur la pointe des pieds et défendu par une première bande-annonce ratée, Shang-Chi suscitait chez moi un niveau d’intérêt proche de zéro. Mais les premiers retours dithyrambiques ont ravivé une curiosité un peu en berne autour des prochains projets Marvel (Spider-man No Way Home mis à part).
Si je ne partage pas totalement la hype générale autour du film, admettons que le premier super-héros asiatique adapté sur grand écran bénéficie d’une introduction solide et consistante, qui lance réellement la phase 4 du MCU après les appetizers seriels (Wanda, Faucon et Loki) et l’hommage à Black Window.
Shang-Chi apporte une fraîcheur bienvenue aux canons Marvel, même s’il reste globalement dans les rails de ces prédécesseurs en associant humour, action et easter eggs, tout en s’ouvrant vers un futur partagé. Mais il le fait bien. Comme souvent chez Marvel, le casting est la pierre angulaire du projet. Simu Liu balaie rapidement les doutes autour de sa capacité à incarner un Avenger. Au-delà d’un charisme évident et d’une condition physique indiscutable, il forme un couple de comédie très amusant avec l’excellente Awkwafina. En les entourant de deux icônes mythiques du cinéma asiatique, Tony Leung et Michelle Yeoh, la réalisatrice s’offre une caution prestigieuse pour dérouler une histoire mêlant modernité toute yankee et légendes ancestrales orientales.
Si son scénario (très) prévisible ne révolutionne rien, il capitalise sur une back story familiale dense, abordant des thématiques comme le deuil ou le poids de l’héritage et du libre arbitre dans l’accomplissement de sa destinée, des thématiques que n’aurait pas renié la maison mère. Shang-Chi est le Marvel le plus Disneyien filmé jusqu’à présent, par son histoire (la tragédie familiale), sa narration (l’humour et le chemin jusqu’au combat final), mais aussi son imaginaire merveilleux et féérique (les bêbêtes et les monstres). Ne manque que les chansons (quoiqu’on a le droit à des karaokés). Un peu trop enfantin à mon goût, mais relevé par des combats superbement chorégraphiés entre danses hypnotiques et arts martiaux brutaux.
Inclusif par nature, intelligemment et respectueux dans sa manière d’introduire ses héros asiatiques dans le MCU, Shang-Chi n’est pas exempts de défauts (des longueurs, des effets spéciaux parfois approximatifs, un final trop chargé, quelques lourdeurs), mais s’impose parmi les introductions les plus divertissantes que nous a offert Marvel.

Synopsis : Shang-Chi va devoir affronter un passé qu’il pensait avoir laissé derrière lui lorsqu’il est pris dans la toile de la mystérieuse organisation des dix anneaux.

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