N’oubliez pas..

d’aller voir the Constant Gardener, LE film de cette fin d’année.

MARY – 6,5/10

 
 
Synopsis : Mary s’inspire de la mythique Marie Madeleine, disciple de Jésus.
Ce récit évoque trois personnages liés par son esprit et son mystère…
Marie Palesi, actrice, l’incarne pour le cinéma et reste illuminée par ce personnage.
Tony Childress, réalisateur, joue Jésus Christ dans son propre film.
Ted Younger, célèbre journaliste, anime une émission sur la foi.
Entre fascination et quête spirituelle, le destin les réunira…
 
Avis : Une mise en scène efficace et inspirée sert le propos quasi-mystique de Ferrara, reflexion sur la religion, le sens du religieux. Si l’ensemble reste très bavard, c’est un peu du à la voie choisie par le réalisateur, qui n’hésite pas à filmer de longues réflexions de spécialistes sur la vie de Jésus, qui viennent résonner en écho de la vie des protagonistes. Conséquentement, des longueurs, et des passages un peu reberbatifs alternent avec d’autres plus poignants. Inspirée Binoche, touchant Whitaker, étonnante et parfaite Heather Graham. Et ça fait toujours plaisir de voir Marion Cotillard, même 5 mn.

L’EXORCISME D’EMILY ROSE – 6,5/10

 

 

Synopsis : Lorsque Emily Rose quitte sa province, c’est pour aller étudier à l’université. Une nuit, seule dans sa chambre d’étudiante, elle est la proie d’hallucinations et d’une rencontre surnaturelle qui la laissera épouvantée. Convaincue qu’elle est harcelée par les forces démoniaques, Emily sombre peu à peu, victime de symptômes de plus en plus spectaculaires. Perdue et terrifiée, Emily demande au prêtre de sa paroisse, le père Richard Moore, de l’exorciser…
Au terme du combat contre sa possession, la jeune fille trouve la mort. Accusé d’homicide par imprudence, le père Moore se retrouve au coeur d’un procès qui va ébranler les convictions de tous. Défendu par Erin Bruner, une célèbre avocate qui ne croit pas au surnaturel, Moore n’a plus l’ambition d’être innocenté, il veut simplement que tout le monde sache ce qui est réellement arrivé à Emily…

 

Avis : Si vous pensez voir un film d’épouvante, vous allez être déçu. Peu de gore (1 ou 2 bonds dans le fauteuil, mais c’est à peu près tout). En revanche, le film réussit habilement à mêler le film de procès et les scènes mystiques et effrayantes. Et parvient à susciter l’intérêt du spectateur en semant le doute à la fois dans l’esprit de l’héroine avocate et dans le notre. Une reflexion interessante sur la religion, l’affrontement entre le carthésianisme et le surnaturel étant traité avec subtilité, sans esbrouffe et sans poncifs pesants. Le rythme est efficace et Laura Linney est une nouvelle fois parfaite.

KING KONG – 6/10

 
Synopsis : New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l’audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures…
Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n’a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l’embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d’action.
Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l’attend, qui changera à jamais le cours de sa vie…
 
Avis : Bien déçu… Certes, les effets spéciaux sont impressionnants, certes on en prend plein la vue, certes le casting est efficace… Mais malheureusement, j’ai trouvé que le film se perdait dans la surenchère.
La première heure manque de rythme (la préparation du voyage et le trajet lui même), on attend que quelque chose se passe. La deuxième heure en revanche, c’est tout l’inverse, les bebêtes arrivent de partout, on ne sait plus ou donner de la tête. C’est une demonstration technique magistrale, mais je dois avouer qu’au bout d’un moment, mon attention a lâché prise… Et puis malgré le brio des effets, on sent quant même toujours l’ecran vert derrière. La troisième heure est à mon sens la meilleur, quand Kong est amené à New York. la reconstition est remarquable, et l’action se concentre uniquement sur lui, ce qui rend la scène plus prenante.
Pour conclure, le fait que le film soit principalement axé sur l’action laisse finalement peu de place à l’interpretation et à la relation entre Kong et les humains, en particulier Ann. On aurait pu penser que la relation de de tendresse entre elle etla bête serait traité un peu plus subtilement, mais on sort les grosses ficelles. Dommage

THE CONSTANT GARDENER – 9/10

 
Synopsis : Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l’accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu’il s’agit d’un crime passionnel.
Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s’imaginent que l’époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l’affaire en main. C’est bien mal le connaître…
 
Avis : J’ai pu voir ce film un peu en avance grâce aux avant-première « Label Spectacteur UGC » et j’ai reçu une énorme claque !

Après le petit bijou La Cité de Dieu, unaniment considéré comme un chef d’œuvre, le second film de Fernando Meirelles était très attendu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le réalisateur brésilien fait plus que confirmer, et s’impose comme l’un des réalisateurs les plus doués du moment (si ce n’est Le). Si La Cité de Dieu était un retour sur l’histoire récente du Brésil, presque une sorte de témoignage, interprété pour la plupart par des acteurs amateurs locaux, The constant Gardener est une réelle fiction avec un sujet qui flirt avec le thriller industriel, tournée entre Nairobi, Londres et Amsterdam. On pouvait craindre que Meirelles en perde son authenticité et son brio pour livrer un opus dans la lignée des productions hollywoodiennes traitant de sujets similaires, et par ailleurs tout à fait respectables (Erin Brokowitch, L’interprete..). Mais pas du tout.

The Constant Gardener est un film puissant, avec un rythme et un sens de l’image insensé, qui nous captive de la première à la dernière image. Meireles fait preuve d’une maitrise totale, alternant les prises caméra à l ‘épaule pour témoigner de l’action et du trouble qui règne au Kenya, et les plans fixes, la plupart du temps poignants, pour les relations inter-personnelles.

L’intrigue sur fond de scandale de l’industrie pharmaceutique, interpelle notre conscience, sans jamais tomber dans la démagogie ou le discours moralisateur. Et cela grâce à un scénario qui ne perd jamais de vue que son cœur est cette histoire d’amour, traitée avec une pudeur et une sobriété qui lui donne une force incroyable. Ralph Fiennes est fantastique, d’une dignité et d’un charisme évident. Sa justesse d’interprétation qui évite au film de tomber dans le mélo, fait beaucoup pour sa réussite. Les autres acteurs ont par conséquent beaucoup de mérite à y être aussi excellents, avec une mention pour Rachel Weiss, parfaite entre douceur et détermination.

Les plans de l’Afrique sont d’une beauté époustouflante, et les scènes dans les villes et villages, souvent filmées caméra à l’épaule et accompagné d’une musique toujours parfaitement appropriée (ce qui était déjà le cas de Cty of God), nous prennent aux tripes.

Poignant, émouvant, passionnant, bouleversant, tout simplement beau, The Constant Gardener nous retourne pendant deux heures. Un des meilleurs films qu’il m’ait été donné de voir depuis bien longtemps.

UNE BELLE JOURNEE – 7/ 10

 

Synopsis : Frank, 55 ans, grand travailleur et homme respecté dans sa communauté, se retrouve brutalement sans emploi. Pour la première fois de sa vie, il se sent perdu et sans repères.
Un jour, son ami Danny lui dit en plaisantant qu’il devrait traverser la Manche à la nage par une belle journée. L’idée fait son chemin dans la tête de Frank et, à l’insu de sa femme Joan, il décide de redonner un but à sa vie en se préparant pour ce test d’endurance suprême : traverser la Manche à la nage…

 

Avis : Une comédie sociale britanique de facture assez classique, drôle et émouvante, servie par d’excellents comédiens, Peter Mullan et Brenda Blethyn en tête, tous deux auteurs d’une prestation d’une grande force. Ils sont entourés par un casting de tronches, tous très bons et qui rendent très attachante cette histoire, qui n’échappe pas cependant à certains clichés et à une certaine facilité pour provoquer l’émotion.

Un film très agréable.

HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU – 8/10

 
Synopsis : La quatrième année à l’école de Poudlard est marquée par le " Tournoi des trois sorciers ". Les participants sont choisis par la fameuse " coupe de feu " qui est à l’origine d’un scandale. Elle sélectionne Harry Potter alors qu’il n’a pas l’âge légal requis !
Accusé de tricherie et mis à mal par une série d’épreuves physiques de plus en plus difficiles, ce dernier sera enfin confronté à Celui dont on ne doit pas prononcer le nom, Lord V.
 
Avis : Le quatrième opus du jeune sorcier à la cicatrice n’était pas le plus évident à adapter, notamment à cause de la densité du bouquin. L’exercice est réussit haut la main, le film se concentrant sur les éléments clefs du roman comme la coupe de feu et les premiers émois de l’adolescence. Ce dernier point donne au film une drôlerie assez jubilatoire et inédite, j’ai beaucoup rit pendant les 2 premieres heures. Newell, spécialiste de la comédie romantique (4 mariages …) utilise son savoir-faire avec brio, sans délaisser les scènes d’action, toujours aussi impressionnantes. Esthétiquement, j’ai préferé le style gothique de Cuaron dans le Prisonier d’Azkaban, mais cet opus est riche d’une vraie cohérence et d’une grande homogénéité, mené à un ryhtme trépidant. Avec en bonus l’apparition de Voldemort, Ralph Fiennes parfait (comme toujours).
Bon, ben, on attend le prochain, hein?