HOTEL WOODSTOCK – 7/10

Réalisé par Ang Lee

Hôtel Woodstock

 
Synospis : 1969. Elliot, décorateur d’intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l’État de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré. Menacé de saisie, le père d’Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l’assurance alors qu’Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu’il est gay…Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu’une bourgade voisine refuse finalement d’accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l’aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.
 

Avis : Un joli portrait, sensible, drôle et touchant, qui nous immerge dans les préparatifs de Woodstock tout en s’éloignant des fantasmes collectifs généralement attachés à ces « 3 jours de paix et d’amour ». En prenant de la hauteur par rapport à l’évènement, Ang Lee pose un regard concret et tendre sur sa réalité et ceux qui ont l’organisé ou subit. Une galerie de personnages solides et attachants, du héros principal aux parents (Irrésistible Imelda Staunton, aussi impeccable que dans Vera Drake ou Harry Potter 5), en passant par la troupe d’acteurs transcendantaux ou au travesti responsable de la sécurité.
Un bien joli film.

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DISTRICT 9 – 7/10

Réalisé par Neill Blomkamp
 

District 9

 
Synopsis : Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre…Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire…Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s’occuper de leur transfert. L’un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l’homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu’une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien.Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu’un seul endroit où se cacher : le District 9…
 
Avis : Surprenant, vraiment très surprenant, ce District 9… Une multitude d’influences pour un résultat atypique.  Des airs de REC, Cloverfield, Transformers même, E.T ou la Mouche. Trop de références ? En fait pas tant que ça. District 9 parvient à trouver sa propre identité, entre documentaire et science-fiction réussie et efficace. Comme pour le remarquable Cloverfield, on est impressionné par l’intégration des effets spéciaux dans des images filmées caméra à l’épaule, donnant un réalisme bluffant et assez désarçonnant à l’ensemble. L’intrigue qui suit le héros, la transformation, le rapprochement avec l’alien humanisé Christopher donne une dimension dramatique inattendue.
Un nouveau souffle bienvenu sur le genre.

TU N’AIMERAS POINT – 6,5/10

Réalisé par Haim Tabakman
Avec Zohar Strauss, Ran Danker, Ravit Rozen

 

Tu n'aimeras point

Synopsis :  Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants.
Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri.
Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix…

 
Avis : Passion adultère dans une boucherie cachère à Jérusalem entre un père de famille membre de la communauté juive ultraorthodoxe et un jeune étudiant récemment mis à la porte de son école religieuse pour comportement "inapproprié", Tu n’aimeras point traite d’un sujet pour le moins délicat mettant en exergue  l’affrontement entre la passion charnelle et la dévotion religieuse. Sans esbroufe, mais sans fulgurance non plus, le réalisateur filme avec précaution et peu de mots l’éveil du désir et la confusion des sentiments. Peut-être avec trop de précaution d’ailleurs, on a parfois l’impression de rester en surface en ne se concentrant que sur le couple et pas assez sur les réactions de l’entourage. Une belle mise en scène subtile et maîtrisée, des acteurs solides, symboles parfaits de la piété contrariée pour l’un et de l’objet du désir pour l’autre, donnent cependant au film un intérêt  qui dépasse son propos évident de tolérance et de dénonciation de l’extrémisme religieux.

FISH TANK – 6/10

 

Fish Tank

 
Synopsis : A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip hop. Un jour d’été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s’installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?
 
Avis : Sorte de Ken Loach  en jupon qui aurait délaissé le monde ouvrier pour se concentrer sur le sort de leurs enfants, Andrea Arnold signe une chronique adolescente véhémente  et désespérée. Un format 4/3 surprenant qui suit l’héroïne au plus près et donne très peu de profondeur aux images, comme un écho à un avenir bouché et forcément sordide. Paradoxalement, dans cet univers de misère, la réalisatrice signe de très jolis plans et crée une atmosphère à la fois d’urgence et contemplative. Quelques moments décalés amène aussi des sourires bienvenus pour atténuer la pesanteur du sujet. Car malgré tout, l’ambiance flirte souvent avec le glauque, une certaine langueur, (longueur) s’installe, et surtout l’intrigue « amoureuse », est un rien téléphonée et on voit les événements arriver bien à l’avance.
Une impression mitigée donc, un regard et un style clairement à suivre, mais au service d’une histoire un poil entendue. Reste un trio d’acteurs très convainquant, l’omniprésent (mais c’est mérité) Michael Fassebender, la confirmation Kierston Wareing (It’s a free world) et la révélation Katie Jarvis.

DESTINATION FINALE 4 – 5,5/10

Réalisé par David R. Ellis

 

Destination finale 4

Synopsis : Alors que Nick et ses amis s’apprêtent à s’amuser devant une course automobile, celui-ci a une prémonition horrifiante : un terrible concours de circonstances fait voler en éclat une voiture de course, projetant des débris enflammés qui achèvent brutalement ses amis et fait s’écrouler sur lui une rangée des tribunes. En proie à la panique, Nick parvient à convaincre sa copine Lori et leurs amis Janet et Hunt de quitter les tribunes seulement quelques secondes avant la réalisation de son effroyable vision…
Persuadé d’avoir échappé à la mort, le groupe d’amis semble avoir une seconde chance, mais malheureusement pour Nick et Lori, ça ne fait que commencer. Alors que ses prémonitions se poursuivent et les survivants commencent à moirrir les uns après les autres – de façon de plus en plus brutale – Nick doit trouver le moyen d’échapper à la mort une fois pour toute, à moins d’atteindre, lui aussi, sa destination finale.
 
Avis : Même si la franchise s’essouffle franchement et a définitivement abandonné toute ambition scénaristique, ça reste toujours aussi rigolo…
A noter que je n’ai pasvu le film en 3D

NUMERO 9 – 5,5/10

 

Numéro 9

 
Synopsis : Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu’ils avaient crées. Sachant l’humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d’objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s’opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s’aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu’ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l’Humanité.
 
Avis : Une fable animée esthétiquement réussie, mais qui manque cruellement d’originalité, de souffle et de rythtme. On se désinterresse assez rapidement de l’histoire, trop violente pour plaire aux enfants, pas assez travaillée pour captiver un public adulte. Reste que ce nouvel acteur sur l’animation 3D rivalise largement d’un poitn de vue technique avec Dreamworks ou la Fox. A suivre pour peu qu’il parvienne à trouver un sujet plus fédérateur.