LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA – 6,5/10

 
Synopsis : Fraîchement diplômée, Andrea débarque à New York et décroche le job de rêve. Mais en tant qu’assistante de la tyrannique rédactrice en chef d’un prestigieux magazine de mode, elle va vite découvrir ce que le mot "enfer" veut dire…
 
Avis : L’avantage avec ce film, c’est qu’on voit exactement ce que l’on s’attend à voir. Une gentille comédie innofensive, distrayante, parfois piquante, portée par l’immense Meryl Streep. Si on ajoute une Bande Son hypra efficace (KT Tunstall, Alanis, U2…) et un rythme dans l’ensemble enlevé, on obtient un bien bon moment de détente. Bref on n’est pas déçu, mais pas en extase pour autant. La faute à un manque de surprises, à quelques longueurs et un happy end franchement pas nécessaire. Un Pretty Woman moderne à la sauce Sex in the City, la subversivité de la série en moins.
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PRESIDENT – 5,5/10

 
Synopsis : Secrets d’Etat, convictions sincères, foules exaltées, train de vie royal, journalistes inquisiteurs, disparitions suspectes : les coulisses du pouvoir ou la vie quotidienne d’un Président. Entre l’amour d’un père pour sa fille et les contradictions d’un chef d’Etat, que reste-il d’essentiel quand on a le pouvoir suprême ?
 
 
Avis : Un peu mou et simpliste. Dommage, le matériel était là….
 

THANK YOU FOR SMOKING – 6/10

Réalisé par Jason Reitman
 
 
Synopsis : Lobbyiste séduisant et ambitieux, Nick Naylor met son charme, son talent et son sourire carnassier au service de la société Big Tobacco pour contrer les ravages de la politique de prévention contre le tabagisme.
De conférence de presse en talk-show télévisé, il défend l¹indéfendable, mais a du mal à convaincre son ex-femme qu¹il peut être un père modèle pour son fils 
 
Avis : Portait incisif d’un lobbyiste a priori sans scrupule, défendant corps et âme l’industrie du tabac avec l’arme qu’il manie le mieux, les mots. Si on a le droit a quelques scènes bien senties, si Aaron Eckart est parfait de cynisme, le film perd à trop se concentrer sur le personnage principal et à ne pas vouloir aller trop loin dans la provocation (Politiquement incorrect, oui, mais pas trop, on reste à Hollywood quand même). Bref un ensemble sympa mais un peu trop mou pour susciter un réel enthousiasme.

QUAND J’ETAIS CHANTEUR – 6,5/10

 
Synopsis : Aujourd’hui, la rencontre d’un chanteur de bal et d’une jeune femme…
 
Avis : A partir d’un point de départ improbable et limite casse gueule (une jolie commerciale passe la nuit avec un chanteur de bal bourru et ringard), Giannoli arrive à installer un jeu de séduction et de dupe crédible, essentiellement grâce a ses acteurs, mais aussi à son savoir faire et sa "patience". Il prend en effet le temps d’installer cette danse à deux, balançant entre attirance et répulsion, prenant son temps et enchaînant les plans pensés et élégants. On n’échappe donc pas à quelques temps plus faibles, mais on est porté par l’intérprétion subtile de Depardieu (effectivement excellent, mais je l’aime bien aussi quand il fait le con, Gégé), et celle toute en nuance de Cécile de France, qui est en train de murir son jeu, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
 
 

JE VAIS BIEN, NE T’EN FAIT PAS – 8/10

 
Synopsis : Comme elle rentre de vacances, Lili, 19 ans, apprend par ses parents que Loïc, son frère jumeau, suite à une violente dispute avec son père, a quitté la maison.
Loïc ne lui donnant pas de nouvelles, Lili finit par se persuader qu’il lui est arrivé quelque chose et part à sa recherche.
Ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement.
 
Avis : Bouleversant.
Tout sonne juste, et l’émotion nous porte tout le long du film. Sa réussite repose sur un équilibre parfait entre le minimalisme de la crise familial et la tension permanente amenée par l’absence inexpliquée.
Au delà de la qualité formelle et structurelle, Je vais Bien…. révèle surtout une immense actrice. Mélanie Laurent est d’une incroyable justesse, que je ne me rappelle pas avoir vu récemment chez une actrice française. Son interprétation confine au parfait, il n’y pas un regard, une parole qui ne nous touchent. Et comme le reste du casting est au diapason…
J’en suis sorti tout remué…

LITTLE MISS SUNSHINE – 7,5/10

 
Synopsis : L’histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l’hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu’à son entrée à l’Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l’Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus…
 
Avis : Un exemple de ce que le cinéma indépendant américain peu offrir de meilleur. Un road movie familial pretexte à une dissection en règle des nevroses de l’amérique (la famille, l’apparence, la réussite à tout prix, la tolérance). Porté par un casting quatre étoiles (Toni Colette toujours très bien, et le remarquable Steve Carel, déjà excellent dans "40 ans toujours puceau" – ne vous fiez pas au titre…), Miss Little Sunshine ravit et émeut, fort bien soutenu par une très bonne bande son. On rit beaucoup, on compatit souvent. La dernière scène pendant le concours des mini miss est édifiant, surtout quand on sait qu’elle a été tournée lors d’un réel concours de miss.
Le petit plaisir de la rentrée.