2009 – Mon top 20

Avec les derniers jours de décembre, vient l’heure des bilans.
Voici donc mon top 20, les 20 films qui m’ont le plus marqué, impressionné, ému, distrait, fait marré. Qui ont généré des émotions en gros. Du cinéma.
 
1 – Un prophète
2 – Les beaux gosses
3 – Gran torino
4 – La haut
5 – Harvey Milk
6 – Les noces rebelles
7 – I feel good
8 – Le ruban blanc
9 – Welcome
10 – Boy a
11 – Le bal des actrices
12 – Avatar
13 – Sin nombre
14 – District 9
15 – Partir
16 – L’étrange histoire de Benjamin Button
17 – Very Bad Trip
18 – Ricky
19 – Good MOrning England
20 – Hôtel Woodstock
 
 
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AVATAR – 7/10

 

Avatar

 
Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…
 
 
Avis : Commençons par ce qui sonne comme uneévidence : Avatar est une révolution. Jamais l’immersion dans l’univers d’un film n’avait été aussi puissante. Grâce aux lunettes 3D, mais pas que. Car il faut un certain temps pour s’adapter au mécanisme, le port des montures n’est pas très agréable et peut causer un léger mal de tête lors des scènes d’action.
Mais Cameron a créé un monde d’une richesse inouïe, sauvage, grandiose et menaçant (pour le coup, la 3D magnifie l’ensemble en donnant une profondeur incroyable aux paysages). Et l’animation des autochtones frôle la perfection. Leurs expressions, leurs déplacements, leurs mouvements, leur carnation sont d’un tel réalisme qu’on en oublie très vite que ce sont des images de synthèse.
Avec un budget frôlant les 400 millions de dollars, il ne fallait pas s’attendre à un scénario d’une grande subversion. L’histoire respecte donc un canevas et des codes classiques, avec toutes les étapes du film d’aventure, la dernière étant l’affrontement final, forcément mémorable. Ceci dit, Avatar transmet un message écolo dans l’air du temps sans faire trop de démagogie, et a comme point de départ un concept fort, et à mon sens un peu sous-utilisé, l’ubiquité créée par la création des doubles Na’vi au travers des avatars.
Avatar marque donc un tournant comme ont pu l’être Star War, Matrix ou le Seigneur des Anneaux. Il y aura sans doute un avant et un après Avatar.
Mais Cameron a surtout créé avec Pandora un univers dont on se doute qu’il a encore une multitude de richesses à dévoiler et qu’on souhaiterait continuer à explorer…

PARANORMAL ACTIVITY – 4/10

 

Paranormal Activity

 
Synopsis : Un jeune couple suspecte leur maison d’être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d’enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 86 minutes.
 
Avis : Un ennui pesant tout du long (et pourtant le film est court), aucun petit frisson d’angoisse… A l’instar de mon expérience Blair Witch Project, serais-je passé complètement au travers du phénomène ?

LA FOLLE HISTOIRE D’AMOUR DE SIMON ESKENAZY – 6/10

 

La Folle histoire d'amour de Simon Eskenazy

 
Synopsis : Dix ans après L’Homme est une femme comme les autres, Simon Eskenazy est devenu un grand interprète de musique traditionnelle juive. Il voit successivement débarquer sa mère envahissante, son ex-femme, son fils de 10 ans qu’il n’a jamais vu et Naïm, un jeune travesti musulman qui va changer sa vie…
Avis : Plus léger que « L’homme est une femme comme les autres », cette suite assez enlevée et plaisante, tombe cependant parfois dans la facilité, le scénario ne faisant pas preuve d’une incroyable ambition et la réalisation allant au plus simple. Ceci dit, il donne à découvrir un jeune acteur à la beauté et au jeu fascinant et troublant, Mehdi Debhi, qui incarne l’amant singulier du personnage de De Caunes, tantôt jeune homme passionné, tantôt travesti habité par ses transformation.

KINATAY – 6/10

 
Kinatay
 
Synopsis : Peping, étudiant en criminologie, est recruté par son ancien camarade de classe, Abyong, pour travailler en tant qu’homme à tout faire au service d’un gang local de Manille. Cette activité lui permet de gagner de l’argent facilement pour faire vivre sa jeune fiancée, étudiante elle-aussi, qu’il a décidé d’épouser. Mais pour ça, il lui faut encore plus d’argent. Abyong propose alors au jeune homme de s’engager dans une "mission spéciale", particulièrement bien rémunérée…
 
Avis : Etrange sentiment que la vision de Kinatay. En sortant du film, mais première pensée fut « So what ? ». La plongée d’un jeune garçon des quartiers pauvres dans l’horreur d’une expédition punitive organisée par ses « employeurs » n’est pas forcément très originale, d’autant plus que le scénario enfonce pas mal de portes ouvertes et multiplie les répliques clichés. La très longue scène en voiture, sans un mot, très sombre, donc sans qu’on puisse distinguer grand-chose m’a sur le coup pas mal agacé. Tout comme l’abus de la caméra à l’épaule, l’image tremblant du début à la fin du film. Et les réactions du gamin, même si son interprétation est solide, sont sans surprise.
Oui mais voilà, pas mal d’images, d’ambiances me sont revenues après-coup. Une atmosphère qui avait finalement du me marquer. Les films qui laissent derrière eux une empreinte dans nos esprits, même indéfinissable, sont assez rares pour qu’on n’apporte pas du crédit à leurs auteurs.

IN THE LOOP – 6,5/10

 

In the Loop

 
Synopsis : Entre Londres et Washington, les gouvernements britannique et américain se livrent à de folles tractations dans la dernière ligne droite avant une possible invasion de l’Irak… Dans une interview, l’ambitieux mais maladroit Secrétaire d’Etat britannique au développement international, Simon Foster, commet une gaffe qui va provoquer un vent de panique dans les arcanes du pouvoir et des médias, des deux côtés de l’Atlantique, à l’approche d’un vote décisif à l’ONU…
 
Avis : Pas forcément très ordonné, parfois confus, Into the loop séduit surtout par ses dialogues fleuris et hilarants. Les protagonistes mitraillent des répliques plus savoureuses et assassines les unes que les autres, ne nous laissant aucun répit. Le mélange du flegme britannique et de l’enthousiasme ricain fonctionne aussi très bien. Mais ce qui finit de convaincre, c’est le choix de réalisation « documentaire », à mi-chemin entre Strip-tease et The Office. Réjouissant.