Séries | HOW TO GET AWAY WITH MURDER (S06) – 15 | THE SINNER (S02) -13|THE EDDY (S01) – 12

HOW TO GET AWAY WITH MURDER Season Finale (iTunes) – 15/20How to Get Away with Murder (season 5) - Wikipedia
HTGAWM réussit brillamment et quasi-miraculeusement sa sortie au regard des intrigues de plus en plus tordues que ses auteurs ont proposées au cours de ses six saisons. Tordues, mais toujours accrocheuses. Ce season finale relie les points entre eux on ne sait comment et offre à ses protagonistes de très satisfaisants et émouvants adieux. Malgré ses multiples contorsions, ses twists tantôt géniaux , tantôt tirés par les cheveux, la série a sans cesse prouvé sa capacité à se régénérer et à toujours retomber sur ses pattes. Entre soap barré et thriller juridique passionnant, HTGAWM aura surtout promu des personnages forts et passionnant, le couple Colliver bien sûr, mais surtout son héroïne, une avocate afro-américaine bisexuelle, dépressive et alcoolique, incarnée par une Viola Davis incandescente tout au long des ces 6 saisons. Elle règne en reine sur ce final comme sur la série depuis le premier épisode. Anne-Lise Keating is Queen

THE SINNER S02 (Netflix) – 13/20The Sinner: Season 2 - Rotten Tomatoes
Une série toujours aussi intrigante et twisted. La saison deux navigue entre polar, ésotérisme et démons intérieurs. Mais sa vraie valeur ajoutée est incontestablement le magnétisme de Carrie Coon, qui emporte tout.

THE EDDY (Mini-Série Netflix) – 12/20
Première incursion dans la monde des séries de la part de Damien Chazelle (Lalaland, First Man), The Eddy transpire de son amour pour la musique et pour le Jazz en particulier. Loin du Paris de carte postale, Chazelle filme la capitale avec l’urgence de ses quartiers populaires, caméra à l’épaule et plans séquences chancelants. Au cœur d’un récit un peu décousu où chaque épisode se concentre sThe Eddy (TV Series 2020) - IMDbur un personnage, un club de Jazz, The Eddy, sera l’enjeu d’n drame familial et d’une enquête policière intimement liés. Alternant passages laborieux (pas mal de coups de mou) et moments de grâce, la série a du mal à trouver le ton juste, mais finit par séduire grâce à ses personnages que le format sériel permet d’approfondir. Pas totalement raté, pas totalement convaincant.

Séries | WESTWORLD S3 (12) | MES PREMIÈRES FOIS (14) | VALIDÉ (12)

WESTWORLD S03 (OCS) – 12/20Westworld - Série TV 2016 - AlloCiné

Westworld se réinvente dans les premiers épisodes de cette nouvelle saison, plus riche, plus lisible, plus direct, mais toujours exigeante, introduisant un univers SF plus assumé et d’une indéniable richesse esthétique. On pense un peu à Blade Runner, beaucoup à Niccol (Gattaca) et Terminator. La série déploie l’amplitude de son univers, avec plus que jamais le libre arbitre comme moteur de son intrigue.
Elle faiblit cependant au fil des épisodes, moins consistante, parfois défaillante dans sa narration et introduisant de nouveaux personnages au faible background. Un grand final décevant, un peu riquiqui et pour le coup très, trop explicatif.
Mais la scène post-générique donne furieusement envie de voir la suite…

MES PREMIÈRES FOIS S01 (Netflix) – 14/20Mes premières fois Netflix série - SurNetflix.fr

Intrigué par les excellentes reviews de cette nouvelle série Netflix pour ado, je me suis laissé charmer par l’humour, l’auto-dérision et les bons sentiments de Mes Premières Fois, qui fait souvent mouche lorsqu’elle évoque les premiers émois des années lycée. Drôle et touchante, la série se démarque par l’utilisation d’une voix off wtf (McEnroe + un guest), et le regard d’une famille indo-américaine sur le pays qui les a accueilli. Grande thématique du moment, la gestion du deuil est aussi traitée assez finement. Une jolie surprise.

VALIDÉ S01 (MyCanal) – 12/20Validé - Série (2020) - SensCritique

Plutôt bien foutue pour rester accessible aux non initiés, même si ça doit aider un peu d’être sensible au rap (pour moi ça reste des mecs qui hurlent des insultes sur une boîte à rythme), Validé parvient à susciter l’intérêt grâce à son personnage principal, Apache, bien campé et attachant. Malgré les nombreux défauts de la série (montage un peu amateur, pauvreté de la réalisation, scènario naïf), on reste pour suivre son parcours et son ascension assez accrocheuse dans le milieu. Un milieu violent, machiste et ultra-codifié, dominé par les jeux d’égos, et où les manœuvres et les coups bas pour percer sont légions. Si la façon dont il est décrit est réaliste, alors il n’est pas très flatteur pour les rappeurs, qui rivalisent de bêtise crasse avec les dealers et qui ne semble connaître que la violence comme moyen d’expression.

Séries | HOLLYWOOD – 15 | LE BUREAU DES LÉGENDES S05 – 14| THE MANDALORIAN S01 – 12

HOLLYWOOD (Mini-Série Netflix) – 15/20Hollywood (TV Mini-Series 2020– ) - IMDb
Inclusif, politique, queer, racisé, ode à la tolérance flamboyante, Hollywood est un condensé de la philosophie de son auteur. Ryan Murphy y twiste l’âge d’or des grands studios en phantasmant une industrie qui aurait eu le courage du progressisme dès les années 40. Un shot d’optimiste mais toujours militant, de la part d’un showrunner qui aura fait plus qu’aucun autre pour le représentativité des minorités à la télévision (Glee, American Horrror/Crime Story, Pose, Normal Heart…). Ryan Murphy est un personnage très précieux … Dans Hollywood, il met une nouvelle fois à l’honneur,et plus que jamais, les ostracisés, le femmes, la communauté LGBT, les comédiens non blancs.
Admirablement mis en scène, Hollywood retranscrit à la fois le glamour de l’époque et les sales pratiques que le rapport de force entre jeunes aspirants à la gloire et puissants moguls permettaient. S’il faut un ou deux épisodes pour lancer la machine, le récit s’emballe avec trépidence pour s’achever sur un très émouvant final. Et coeur sur Patti Lupone (déjà géniale dans la saison 2 de Pose)

LE BUREAU DES LÉGENDES S05 (myCanal) – 14/20Le Bureau des légendes saison 5 : critique d'une mise à mort en ...
Elle est passée bien vite cette saison 5 du Bureau des Légendes. Plus introspective et largement consacrée à l’évolution psychologique de ses Légendes, elle met du temps à démarrer avant de trouver son rythme de croisière et de nous replonger en terrain connu, avec son lot d’action et de paranoïa. Reste l’une des meilleures series françaises malgré les deux épisodes finaux controversés réalisés par Jacques Audiard. J’ai pour ma part trouvé qu’il donnait un nouveau souffle à la série, plus cérébral et pas ininterressant.

THE MANDALORIAN S01 (Disney+) – 12/20Temuera Morrison Returning to Star Wars in The Mandalorian!
Porte étendard du tant attendu service de streaming de Disney, la série dérivée de l’univers Star Wars revient aux fondamentaux de la saga, retrouvant l’essence de ce qui construisit le mythe. De superbes décors aussi variés que les planètes que les héros visitent, un bestiaire intergalactique riche, un peu d’humour, des scènes d’action très réussie, des effets spéciaux plutôt que numérique et un excellent thème musical. C’est esthétiquement très réussi, mais ça aurait été encore mieux avec une histoire. Parce qu’au final, on s’en fout un peu….

A SECRET LOVE |LA MULE |90’s

A SECRET LOVE – 15/20
De Ryan MurphyA Secret Love : Affiche
Une délicate et déchirante histoire d’amour courant sur presque sept décennies, racontée avec le cœur et la puissance narrative de Ryan Murphy, qui se frotte au documentaire pour la première fois. Deux femmes qui ont tu leurs sentiments toute leur vie pour les protéger et qui reviennent dans ce film sur leur traversée du XXème en clandestines de l’amour.
C’est d’autant plus bouleversant que le film capte les ravages du temps et cette joie mêlée de regret de pouvoir enfin vivre leur amour en plein jour à l’aube de leur vie.
« Love is love » n’a jamais retenti aussi fort qu’avec la voix frêle d’une jeune mariée nonagenaire.

LA MULE 14/20
De Clint Eastwood
Avec Clint Eastwood, Bradley CooperLa Mule : Affiche
Rattrapage de l’avant-dernier Eastwood que j’avais raté sur grand écran. Clint se met en scène pour la première fois depuis Gran Torino, et appuie encore la force testamentaire de son œuvre à l’orée de ses 90 ans. Il interpréte un vieux monsieur ronchon et endetté qui se retrouve recruté comme passeur de drogue par la mafia locale
Déjà en froid avec sa famille, en particulier sa fille et son ex-femme qu’il a négligé toute sa vie au profit de son travail, il n’a plus grand-chose à perdre et s’investit pleinement, un peu naïvement ce qui conduit parfois à de savoureux décalage.
Mais ce road trip qui vire en thriller lorsque la DEA commence à traquer cette nouvelle mule insaisissable, va le changer bien plus qu’il n’imaginait.
Malgré son âge avancé, Eastwood fait encore preuve d’une énergie de jeune homme, à la fois taquin, grognon et émouvant. Il extrait de ce pitch simpliste et pas forcément excitant une réflexion poussée sur l’existence en elle-même, ce que notre passage sur terre aura laissé comme trace et les regrets qu’un regard en arrière peut engendrer. Comme un témoignage crépusculaire dans lequel il s’amuserait encore à brouiller son image réactionnaire par un propos souvent progressiste.
Il fait dans La Mule ce qu’il sait faire de mieux : raconter une histoire extraordinaire le plus simplement et le plus naturellement du monde. Il revient surtout à un style très épuré, allant droit au but, sans fioriture et centré sur ses personnages. La fluidité de sa mise en scène est un vrai plaisir, comme souvent au service d’un crescendo émotionnel une fois de plus très réussi.

90’S – 15/20
De Jonah Hill
Avec Sunny Suljic, Katherine Waterston, Lucas Hedges90's : Affiche
Chronique pré-adolescente puissante, 90’s frappe par son authenticité et sa maturité. Bien loin des comédies potaches qui l’ont vu commencé sa carrière de comédien, Jonah Hill fait des débuts de réalisateurs remarqués, d’une étonnante précision. Son film est une petite pépite de cinéma vérité, saisissant avec force les moments de vie d’une génération perdue, des gosses sans attaches ni réel avenir qui s’accrochent au skate et à leur bande comme à une bouée de sauvetage pour avoir la sensation d’exister. 90’s suit plus particulièrement Stevie, qui va vivre un été auprès d’un groupe de skateurs plus âgé un été d’apprentissage et d’émancipation maladroite pour échapper à un contexte familial difficile. Hill va progressivement passer de la chronique aux portraits, dévoilant les parcours touchants de ces garçons grâces à des dialogues criant de vérité pour finalement toucher au cœur.
90’s arbore aussi un style vintage très bien rendu, une image 4/3 à propos qui rappelle l’imagerie MTV de l’époque (parfaite BO à l’appui) et le néo-réalisateur fait preuve d’un sacré sens du montage.
Hill a du style.

Séries – HOMELAND | THE PLOT AGAINST AMERICA | UNORTHODOX | SELF MADE

HOMELAND S08 (myCanal) – 15/20Homeland Saison 8 - AlloCiné

Goodbye Carrie…
Homeland se termine avec une dernière saison et un dernier épisode à la hauteur d’une série qui a globalement toujours su conserver des standards très élevés, parfois au prix des choix radicaux. Toujours haletant, rarement décevant. Et Carrie + Saul restera l’un des duos non romantique les plus iconique de cette décennie de séries TV. Ça fait tout drôle de dire adieu…

THE PLOT AGAINST AMERICA S01 (OCS) – 16/20The Plot Against America - Série TV 2020 - AlloCiné

Une uchronie dense et glaçante qui suit une famille juive du New Jersey au début des 40′ alors que Lindbergh a évincé Roosevelt de la présidence, se refusant à faire entrer les USA en guerre et ménageant le régime nazi. Avec son acuité habituelle, aussi bien sociale, politique qu’économique, Davis Simon (The Wire, The Deuce) fait violemment résonner ces événements fictifs avec l’actualité américaine, bien que le roman de Philip Roth dont il est adapté ait été écrit au début des années 2000.
Il dévoile patiemment comment le populisme peut virer au fascisme et comment la bête immonde et sournoise tisse sa toile pernicieusement.
Toujours aussi précis et fin dans la construction de personnages complexes, il intensifie la tension dramatique au fil des épisodes avec une authenticité terrifiante.
En revanche, six épisodes, c’est bien trop court, je n’avais même pas compris que la saison était terminée…

UNORTHODOX (Netflix) – 14/20Unorthodox - Série TV 2020 - AlloCiné

Série saisissante sur une jeune femme fuyant le quotidien de la communauté juive ultraorthodoxe de Willamsburgh à Brooklyn, un quotidien coupé du reste du monde, Unorthodox est construit sur le décalage très éclairant entre la fragile nouvelle vie de Esti à Berlin, traquée par son mari, et son passé raconté en flash back (mariage arrangé , découverte tragique de la sexualité, apprentissage de la musique en cachette…)
La mini-série est à la fois instructive et émotionnellement chargée, notamment lors de son dénouement très réussi. Elle le doit en grande partie à la fragilité et l’intensité de son actrice principale.

SELF MADE (mini-série Netflix) – 11/20

Self Made retrace le parcoursSelf Made: Inspired by the Life of Madam C.J. Walker - Série TV ... de la première femme afro-américaine millionnaire, un modèle de rêve américain que la série prend soin de constamment challenger, faisant de l’histoire de Madam CJ Walker l’exception plus que la règle. Au delà de ses très bonnes intentions, Self Made manque profondément d’ampleur, son exécution est plutôt cheap, sa réalisation peu inspirée (les scènes imaginaires sont assez gênantes) et les personnages secondaires sans grand relief. Octavia Spencer fait cependant bien le job.

Séries Mars – INTIMIDATION – 13/20|KALIFAT – 13/20 |KIDDING S02 – 14/20 |DEVS S01 – 12,5/20|TIGER KING – 14/20 |HILLARY – 14/20 |BETTER CALL SAUL S05 – 16,5/20 |VISIBLE : OUT ON TELEVISION – 16/20

Better Call Saul (season 5) - WikipediaBETTER CALL SAUL S05 (Netflix) – 16,5/20

L’une (la ?) meilleure série actuelle confirme la grâce qui la traverse dans une S04 au traitement toujours plus aiguisée dans sa façon de construire des personnagess d’une richesse inépuisable. Better Call Saul atteint sa pleine maturité alors que sa réalisation ne perd rien de sa force
On en regretterait presque qu’elle croise bientôt BreakingBad

INTIMIDATION – THE STRANGER (Netflix) – 13/20Intimidation - Série TV 2020 - AlloCiné

On regarde The Stranger comme on lit un bon polar. Pas follement original, mais très prenant et très bien exécuté. Et son pitch de départ (Qui est cette étrangère qui déterre les secrets? Et quel est son but?) tient bien la longueur.

KALIFAT (Netflix) – 13/20Kalifat - Série TV 2020 - AlloCiné

Série policière suédoise sur l’embrigadement religieux particulièrement accrocheuse, Kalifat suit 3 femmes dont les destins tragiques vont être étroitement liés et place au coeur du récit un mystérieux voyageur. Dès la fin du premier épisodes les enjeux et les connexions entre Raqqa et la Suède sont en place. Si le trait sur les ravages de la radicalisation est parfois forcé pour accélerer l’intrigue, c’est aussi que la série assume d’être aussi un thriller haletant. Et c’est très réussi.

KIDDING S02 (MyCanal) – 14/20Kidding (TV Series 2018– ) - IMDb

Toujours très marquée par les thématiques du deuil et de la rupture, la saison 2 de Kidding compense sa noirceur et sa vision assez pessimiste du monde par une poésie tendre et réconfortante. Aussi malaisant de par les relations instables entre ses personnages que touchant par l’humanité qui s’en dégage.

DEVS S01 (myCanal)- 12,5/20Devs (TV Mini-Series 2020) - IMDb

Séries néo futuriste étrange et mystérieuse concocté par Alex Garland, Devs Intrigue, se dévoile petit à petit, s’aventurant vers le thriller mystique. Devs a de l’allure et une esthétique bien à elle, une ambiance sonore planante et éthérée, un rythme lancinant. Deux écueils cependant, l’actrice principale joue bien mal (c’est embêtant) et le scénaristes ont visiblement été bien emmerdés pour pondre une conclusion à la hauteur.

TIGER KING (Netflix) – 14/20 Netflix's 'Tiger King' Joe Exotic seeks presidential pardon | Fox ...

Une histoire hallucinante, de celles dont on moque gentiment les scénaristes pour leur rebondissements à dormir debout. Sauf que tout est vrai. Et c’est fascinant. La réalité dépasse la fiction dans des proportions ahurissantes
Un personnage central excentrique, éleveur de fauves en Oklahoma, rednecks gay polygame en guerre avec les associations de protection animale et entouré de gueules cassées au passé tout aussi trouble. Une plongée dans l’autre Amérique, l’Amérique profonde et invisible.
Au delà de sa dramaturgie totalement folle, un travail documentaire incroyable (mais comment ont-ils il eu accès à toutes ses images ? )
À voir. Pour le croire.

HILLARY (myCanal) – 14/20Watch Hillary Streaming Online | Hulu (Free Trial)

Passionnant documentaire en 4 parties sur le personnage si clivant qu’est H. Clinton, avec en fil rouge la campagne de 2016 vs Trump, et parsemé de flash backs : ses études et son engagement féministe, son implication dans l’impeachment suite au Watergate, son mariage et sa vie en Arkansas, le Monicagate évidement, son élection comme sénatrice, sa première campagne aux primaires démocrate..
Un formidable éclairage sur ce destin hors du commun, celui d’une femme sans cesse attaquée mais toujours debout, toujours au travail.
Je ne sais pas si le docu est orienté, biaisé, partisan mais il éclaire d’un jour nouveau le parcours de l’austère Hillary.
Un parcours contrarié, scruté, empêché d’une femme politique, d’une femme tout court.
Revoir les images de sa campagne contre Trump et ses outrances fait encore froid dans le dos. Et si c’eût été elle ?
L’histoire d’un rendez vous manqué avec l’Histoire.

VISIBLE : OUT ON TELEVISION (AppleTV+) – 16/20Visible: Out on Television (TV Mini-Series 2020) - IMDb

Un documentaire passionnant et instructif sur l’histoire de la visibilité LGBTQ à la TV, basé sur un travail de documentation et de mémoire remarquable et inédit. Rythmé par des témoignages captivants et souvent émouvants, un récit qui multiplie les points de vue, d’une rare exhaustivité, entre colère, peine et espoir. Des premières incursions courageuses par des producteurs visionnaires à l’utilisation du média pour défendre la cause, Out on TV présente anecdotes et moments clefs et c’est captivant.

BROOKLYN AFFAIRS – 13/20 | FORTE – 7/20 (RATTRAPAGE CONFINÉ II)

BROOKLYN AFFAIRS – 13/20Brooklyn Affairs : Affiche

De Edward Norton
Avec Edward Norton, Gugu Mbatha-Raw, Alec Baldwin

Chronique : Vingt ans après sa première réalisation, Au Nom d’Anna, une comédie romantico-religieuse très réussie, Edward Norton repasse derrière la caméra et change de registre.
Reprenant les codes des grands classiques des films noirs de l’époque, il orchestre élégamment un jeu de piste dans le New-York des années 50 au rythme de notes de jazz sur fond d’ambition politique et de ségrégation raciale. Un matériau particulièrement dense donc, dans lequel évolue le personnage que Norton interprète, un détective privé singulier et déconcertant, car atteint du syndrome Gilles de la Tourette mais doté d’une mémoire phénoménale.
La reconstitution est solide, le style fluide et assuré. Norton porte très bien la double casquette, sa performance est exceptionnelle, juste et touchante. Il sait également bien s’entourer, de Alec Baldwin à la charismatique Cherry Jones en passant par Willem Dafoe et Gugu Mbatha-Raw (The Morning Show), l’actrice qui monte actuellement, aussi belle qu’intense.
Dommage que Brooklyn Affairs ne conserve pas tout du long le ton léger et enlevé de sa première partie (en particulier la dynamique avec ses collègues détectives, sous-exploitée) pour tomber dans un récit plus classique et plus attendu et du coup un poil décevant.
Synopsis : New York dans les années 1950. Lionel Essrog, détective privé souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette, enquête sur le meurtre de son mentor et unique ami Frank Minna. Grâce aux rares indices en sa possession et à son esprit obsessionnel, il découvre des secrets dont la révélation pourrait avoir des conséquences sur la ville de New York…

FORTE – 7/20Forte : Affiche
Chronique : Comédie flemmarde sur la différence et l’acceptation de soi, Forte a beau être pétrie de bonnes intentions, elle est dépourvue de vision originale et s’avère grossière (et ambiguë) dans sa manière de caractériser ses personnages. Le rythme ne décolle jamais et capitalise peu son principal atout, la pole dance pour tous. Pas d’effet Full Monty, qui embarquerait son spectateur dans des répétitions frénétiques et un final endiablées, mais au contraire un enchaînement de scènes mollassonnes qui débouchent sur une conclusion tiède et tombant notablement à plat. Heureusement Valérie Lemercier est là pour nous décrocher deux/trois sourires.
Synopsis : L’important, c’est d’être soi-même. Mais pour Nour, 20 kilos en trop et un bonnet en guise de coupe de cheveux, c’est compliqué ! Elle ne semble être une option pour aucun mec… Bien déterminée à enfin séduire, elle a trouvé la solution imparable : la Pole Dance. Avec l’aide d’une prof un peu particulière et de ses deux meilleurs amis tout aussi paumés qu’elle, Nour va surtout essayer d’apprendre à s’accepter.