X-MEN 3 – 5/10

Synopsis : Dans le chapitre final de la trilogie X-Men, les mutants affrontent un choix historique et leur plus grand combat… Un "traitement" leur permet désormais d’échapper à ce qu’ils sont. Pour la première fois, ils ont le choix : conserver ce qui fait leur caractère unique mais leur vaut la défiance et la méfiance de l’humanité, ou bien abandonner leurs pouvoirs et devenir des humains à part entière.
Les points de vue opposés des leaders des mutants, Charles Xavier, qui prêche la tolérance, et Magneto, qui croit à la survie des plus adaptés, sont plus que jamais incompatibles et vont déclencher la plus acharnée des batailles.

 

Avis : En perdant Singer à la réalisation, c’est un peu toute la singularité de la saga que X-men perd dans ce 3ème Opus. Terminé les mises en places efficaces, permettant à la fois de développer des personnages complexes avec une vraie épaisseur et des thèmes forts (découvrir sa différence,l’accepter, l’assumer). Singer savait alterner scènes d’action impressionnantes et développement de questions ethiques et morales. Ici Ratner ne remplit que la première condition. Les super héros s’accumulent sans que l’histoire ne prennent le temps d’exploiter leur éventuel mal-être (ce que les deux premier opus faisaient remarquablement bien). Ajoutez à ça dialogues indigents, tentative d’humour foireuses, situations improbables. Bref, ça fait boum boum (et plutot bien), mais quand on frappe, ça sonne creux. Enorme déception

MARIE-ANTOINETTE – 8/10

 
Synopsis : Evocation de la vie de la reine d’origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI, guillotinée en 1793.
Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose.
Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?
 
Avis : Après les bijoux Virgin Suicide et Lost in Translation, je craignais un peu d’être déçu par le premier gros budget de Coppola fille. Homme de peu de foi que j’étais! Loin d’être dépassé par l’ampleur du projet, Sofia Coppola ne tente pas de nous en mettre plein la vue, et alors qu’elle aurait pu sombrer dans une tentation Kitsh, son regard sur ce personnage de l’histoire française est d’une étonnante cohérence et d’une furieuse modernité. La réalisatrice, en prenant son temps, comme à son habitude, nous entraîne dans son univers, on se laisse porter avec une agréable sentiment de bien-être, les sons et couleurs nous balade au milieu d’émotion toujours mesurés, justes.
Un film délicat, subtile, à l’esthétique irréprochable. Coppola trouve en Versailles un cadre à sa hauteur, permettant d’exploiter au maximum le décalage entre le gigantisme du lieu et la futilité et l’ennui de son héroïne. Et dieu que Versaille est beau ici, mis en valeur par des plans et des images léchés, calculés. La musique, alternant entre baroque et rock, surprend, détonne et captive finalement.
Le film doit aussi à la performance des acteurs. Jason Schwartzman est un Louis XVI emprunté très crédible et Kirsten Dunst habite le peronnage. Elle est Marie-Antonette, nous offrant une vision humaine d’une jeune adolescente livrée à un monde inconnu et sans pitié, qui pour lutter contre l’ennui prend le parti de l’amusement, et se réfugie dans une bulle à des années lumière des réalités d’un peuple qui n’est pour elle qu’une abstraction.
Je crois que je suis définitiviment fan de Sofia Coppola.

VOLVER – 7,5/10

 
Synopsis : Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière, où les immigrés des différentes provinces espagnoles partagent leurs rêves, leur vie et leur fortune avec une multitude d’ethnies étrangères.
Au sein de cette trame sociale, trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, à leur audace et à une vitalité sans limites
 
Avis : Encore une fois, Almodovar réussit à sonder avec une incroyable justesse les rapports entre femmes, qu’elles soient mères, filles, soeurs, amies, cousines… Dans un style beucoup moins provocateur, et un ton plus doux, il traite cette belle histoire de fantôme (?oui, non?) maternel avec tendresse et un amour évident pour ses personnages, dont on accepte tout. Et c’est peut-être le plus fort, Almodovar réussit à rendre crédible et parfaitement légitime une histoire parfois sordide, dans l’ensemble improbable, mais de laquelle ressort une sincère vérité. Comme d’habitude, l’interprétation, exclusivement féminine, est parfaite. Et quand elle joue en espagnole, Penelope Cruz est une grande actrice. Dans Volver, elle est lumineuse, nous gratifiant d’une scène de chant à donner des frissons.
Sans doute pas le meilleur Almodovar, peut-être le plus beau.

Théâtre – LA MENAGERIE DE VERRE

Les Masques de l’Ours présente :  
 
La Ménagerie de Verre
Mercredi 31 mai, jeudi 1 et vendredi 2 juin à 21h30

 
 Au théâtre Le Laurette
36, rue Bichat – 75010 Paris
Métro : République ou Goncourt
 
 
Synopsis : Saint Louis, au sud des Etats-Unis. Tom Wingfield évoque les années passées entre sa mère et sa soeur Laura, unis autour de l’image du père qui les a abandonnés. Il gagne péniblement sa vie, accroché à ses rêves de départ et d’aventures. Laura souffre d’une infirmité et son isolement n’a fait que croître jusqu’à ce qu’elle devienne "comme une pièce de sa collection de verre, trop fragile pour quitter ses étagères". Jusqu’à l’arrivée de Jim, un ami d’enfance de Tom…

Une des premières pièces de l’auteur de Un Tramway nommé désir. La simplicité de la fable, la densité des rapports entre les personnages, leurs malaises et les tensions qui les habitent contribuent à faire de cette pièce une œuvre forte et émouvante.
 
 
VENEZ DECOUVRIR LA TROUPE DES MASQUES DE L’OURS ET
LA MENAGERIE DE VERRE SUR :
 
 
Vous pouvez reservez vos places en envoyant un message avec le jour de la représentation à :
 
Théâtralement votre…
 
 
 
 

SECRETS DE FAMILLE – 6,5/10

Synopsis : Le révérend Walter Goodfellow est tellement occupé à écrire ses sermons et à gérer la paroisse de son joli petit village anglais qu’il ne s’aperçoit même pas que sa femme, Gloria, est sur le point de céder aux avances de son professeur de golf. Il n’a pas non plus remarqué que sa fille, Holly, changeait de petit ami toutes les semaines, ni que son fils, Petey, était le souffre-douleur des petites frappes du collège…
Entre son couple qui n’en est plus un et ses enfants qui lui échappent, Gloria ne sait plus où elle en est. Même le chien du voisin lui tape sur les nerfs.
L’arrivée de Grace, la nouvelle gouvernante, va tout changer. Cette délicieuse vieille dame a une façon aussi efficace que définitive de régler les problèmes. Evidemment, cela peut faire quelques victimes…
 
Avis : Bon, d’accord, le point de départ du scénario n’est pas crédible pour un sou et la plupart des situations sont un peu tirées par les cheveux, mais décidement, ces britishs ont un réel talent pour faire passer l’ensemble avec une bonne dose d’humour noir et de flegme divinement old fashion dans un univers délicieusement surané. Et c’est drôle… Servi par des comédiens parfaits, le film trouve rapidement son rythme. Atwinkson ne fait pas du Mr. Bean, sa sobriété sert le film. Maggie Smith est d’une perversité formidablement attachante… et bien sûr, Kristin Scott Thomas, toujours excellente évidemment, mais qui là, en mère débordée et sexuellement  frustrée, aborde un personnage de comédie qu’on l’ a rarement vu interpréter (4 Mariages, peut-être, mais ça remonte à loin…), et qui lui va à merveille. Elle navigue entre rire et émotion avec une aisance formidable. Je vous ai déjà dit que j’étais fan?

CHROMOPHOBIA – 5,5/10

Réalisé par Martha Fiennes
Avec Kristin Scott Thomas, Ben Chaplin, Penélope Cruz, Ralph Fiennes, Ian Holm
 
Synopsis : Les dilemmes de la vie londonnienne moderne, dans laquelle les bonnes valeurs traditionnelles telles que l’honnêteté, la loyauté et l’amitié sont sacrifiées au profit d’une nouvelle morale basée sur le succès et la célébrité.
 
Avis : Quel dommage que ce film choral manque tant d’ampleur. Avec une telle distribution et des personnages forts, les ingrédients étaient pourtant réunis pour donner un film concept puissant. Malheureusement, les histoires censées se croiser et interagir sont trop éloignées les unes des autres et provoque finalement un très regretable manque de ryhtme et l’impression que le film ne se termine jamais. De plus l’esthétisme très éthéré donne à l’ensemble un côté froid, certes symptomatique de la plupart des personnages, mais pas très engageant pour le spectateur. Reste des interprètes impliqués et la plupart excellents (à part Penelope Cruz, qui n’a pas intégrer le concept de subtilité visiblement). Au milieu de ce casting presque parfait, trône la reine Kristin, qui habite un rôle à sa hauteur, c’est  à dire très haut…

C.R.A.Z.Y – 8,5/10

Synopsis : Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur.
De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu’il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire…
25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons.
C’est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d’un petit garçon puis d’un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu’à renier sa nature profonde pour attirer l’attention de son père

 
Avis : Une chronique douce amère dans la Canada francophone des années 60. Mais c’est surtout l’histoire d’un fils cherchant difficilement sa place auprès de ses parents et de ses 4 frères, mais aussi au sein d’une société pas forcément faite pour lui, une quête permanente d’identité tratée avec finesse et pas mal de subtilité. Outre un ton volontairement léger et souvent drôle, le scènario n’oublie pas d’offrir de vraies belles scènes d’émotion. En passant, il est possible de très bien jouer, même en québécois (ce dont on pouvait douter après les desastreuses Invasions Barbares). La performance de la mère, rayonnante d’amour et de pudeur, est remarquable. Et la révélation Marc-André Grondin, bouleversant de justesse.
La réalisation, parfois ingénieuse, évite l’écueil du too much et de la démonstration, avec quelques beaux mouvements de caméra et quelques beaux effets, mais sans tomber dans l’accumulation. Pour terminer, coup de coeur pour la musique, qui altèrnent entre rock et jazz, toujours à bon escient.
Un ensemble ancré dans la réalité, créatif, drôle, esthétique, et fort.
 
PS : Après une nouvelle vision, c’est encore plus fort.