2 DAYS IN NEW-YORK – 14/20

2 Days In New YorkRéalisé par Julie Delpy

Avec Julie Delpy, Chris Rock, Albert Delpy

Synopsis : Marion (Julie Delpy) est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus (Chris Rock), un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice entre Mingus, un vrai « newyorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d’anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et son petit ami… no comment ! Vous pouvez deviner la suite, ou pas…

Avis : Comédie barrée, pétaradante, enthousiasmante, 2 Days in NY reprend la recette « choc des cultures » du déjà très plaisant 2 days in Paris, avec à mon sens plus de maîtrise. Aucun temps morts (hormis les dialogues entre Mingus et le portait d’Obama dont on aurait pu largement se passer), des dialogues qui tuent, des acteurs confondants de naturel, on ne s’ennuie pas et on savoure le style direct et trashouille de Delpy. Outre son sens du rythme imparable, elle parvient avec adresse à faire cohabiter plusieurs situations simultanément sans perdre le spectateur en équilibrant la plupart du temps  parfaitement son et montage. Parfois un peu too much et virant dans une surenchère qui pourrait devenir épuisante, elle parvient, contrairement à 2 days in Paris, à limiter ces moments pour qu’ils passent plus ou moins inaperçus. Mais l’idée de génie de Delpy est d’avoir confié le rôle du copain New-Yorkais au génial Chris Rock, savoureux contrepoids halluciné à la famille foldingue de Marion. D’ordinaire habitué aux personnages excentriques, il met ici tout son talent comique au service du film avec retenu mais tout autant d’efficacité. C’est léger, drôle, plein de vie et ça donne la banane. Pourquoi s’en passer?

YOUNG ADULT – 12/20

Young AdultRéalisé par  Jason Reitman

Avec Charlize Theron, Patton Oswalt, Patrick Wilson

Synopsis : Originaire d’une petite ville de province où elle s’ennuyait à mourir, Mavis Gary s’est installée à Minneapolis où elle est devenue auteur de romans pour ados. Mais lorsqu’elle apprend que son ex-petit copain de lycée est devenu papa, elle décide de revenir sur les lieux de son enfance pour le reconquérir. Tandis que Mavis semble sûre d’elle et de son pouvoir de séduction, la situation ne tourne pas à son avantage. Elle noue alors une relation peu banale avec un ancien camarade de lycée, mal dans sa peau, qui, malgré les apparences, lui ressemble plus qu’il n’y paraît…

Avis : En quelques films Jason Reitman s’est fait le spécialiste des pitchs irrévérencieux, aux enjeux prometteurs mais au traitement assez convenus et bien-pensants. Mais il excelle dans le choix de ses castings et dans sa direction d’acteur. De la découverte Ellen Page dans le très sur-estimé Juno, au couple planant Clooney /Farmiga  qui s’envoyait en l’air dans l’inabouti In the Air en passant par le cynique représentant d’une multinationale du tabac (Aaron Eckhart)  dans le faussement subversif Thank you for smoking, ses films bénéficient à chaque fois d’une interprétation haut de gamme. Young Adult ne déroge pas à la règle. La splendide Charlize Theron y casse son image de star glamour pour incarner une magnifique salope, un brin mythomane, dépressive et légèrement portée sur la bouteille. De chaque plan, elle dévore l’écran et livre une performance dantesque, trash et habitée. Très à l’aise, elle s’abandonne totalement à son personnage de briseuse de ménage, vielle gloire du lycée refusant de prendre conscience de sa beauté déclinante et du constat d’échec de sa vie. Tour à tour antipathique et attachante, drôle et émouvante, elle est plus que convaincante. Mais le film se repose beaucoup trop sur cette anti-héroïne et son interprète et se contente d’un scénario assez plat et de personnages secondaires bâclés. Encore une fois, Reitman se tient à son point de départ sans le développer plus en profondeur pour conclure sur une morale assez attendue et fataliste. Pas de rédemption pour les méchantes personnes qui resteront seules, et une petite vie tranquille et formatée pour les provinciaux sans ambition. Anecdotique.

LES ADIEUX A LA REINE – 12,5/20

Les Adieux à la reineRéalisé par Benoît Jacquot
Avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen

Synopsis : En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Avis : Grâce à une réalisation ample et précise, Benoit Jacquot filme de manière extrêmement réaliste les derniers jours du règne de Louis XVI à travers la relation ambigüe qui lie Marie-Antoinette à sa jeune lectrice Sidonie Laborde. Une caméra en mouvement permanent capte une foule de détails, et rend avec minutie la déliquescence d’une cour incrédule devant sa chute imminente. La richesse des plans et de la reconstitution est assez impressionnante, on pense notamment aux scènes dans les couloirs de Versailles éclairées  à la bougie, la nuit tombée, aux errances de Sidonie dans ces espaces immenses souvent vides, aux diners, aux après-midi dans le parc du château semblable à un petit village…
L’écrin est donc magnifique et l’immersion totale, mais l’histoire qu’il contient est moins convaincante. On peut effectivement y voir l’écho d’une passion qui pourrait être d’aujourd’hui, et même le reflet de notre société contemporaine, mais ce ne serait pas la première fois qu’un film transpose un sujet actuel dans un projet historique (Oui, j’ai beaucoup aimé la Marie-Antoinette de Coppola…).
Finalement, le film s’éloigne peu du thème assez commun de la fascination d’une jeune fille crédule pour un être inaccessible, quasi divin. Ça pourrait être une star de la chanson, un maître étoilé, un acteur… Ici il s’agit de la Reine de France. Soit. Mais le propos reste à mon sens trop pudique et ne fait qu’effleurer la perversité d’une telle relation. Il manque de tension, à la fois dramatique (l’enjeu émotionnel est tout de même moins fort que l’enjeu politique qui reste survolé), et sensuel.  Diane Kruger est une parfaite et complexe incarnation de la princesse capricieuse et frivole, et offre sans doute les moments les plus forts du film, mais son personnage consumé par sa passion pour Gabrielle de Polignac joue beaucoup trop sur le tragique pour convaincre totalement  sur le côté manipulateur. Ceci dit, le problème majeur du film réside dans le fait que les dialogues sonnent souvent faux, cherchant constamment l’équilibre entre prose  d’époque et ton actuel. Si les rôles secondaires comme la toujours impeccable Noémie Lvovsky et la trop rare Marie-Julie Parmentier s’en sortent à merveille, on ne peut pas en dire autant de Léa Seydoux, qui est tout sauf à l’aise dans ce costume corseté d’amoureuse naïve et dévouée. Elle semble constamment chercher la juste distance. Trop brute, trop légère, trop lisse, sans véritable nuance, elle ne traduit jamais vraiment la confusion et le trouble de Sidonie, son équilibre précaire et son extrême soumission. L’instable fragilité d’une Charlotte Gainsbourg par exemple aurait sans doute mieux convenue au rôle.
Les adieux à la Reine est un beau film de cinéaste doué. Un très beau film même. Mais il lui manque cette densité au niveau de l’intrigue et des personnages qui en aurait fait un grand film.

HUNGER GAMES – 14,5/20

Hunger GamesRéalisé par Gary Ross Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth

Synopsis : Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur. La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

Avis : L’appréhension naturelle concernant Hunger Game était de découvrir une saga opportuniste et aseptisée pour ados bientôt en manque de vampires amoureux, sacrifiant toute ambition stylistique sur l’autel du politiquement correct. Cette crainte est balayée d’un revers de main par Gary Ross dès les premières minutes du film lorsqu’il met en place les enjeux de Hunger Games. En écho au contexte politique brûlant et l’équilibre fragile qui règne dans le pays, le film sera d’une brutalité inédite pour un film de cet envergure, et ne fera aucune concession. Il crée d’emblée un univers cohérent et immédiatement lisible dans la phase de sélection des combattants. Les tribus soumises s’exécutent la peur au ventre et la rage aux dents (serrées), devant les sourires extatiques des habitants cossus du Capitole. Le contraste qu’on pourrait penser caricatural entre la misère des tribus et l’opulence bariolée des nantis du Capitole crée au contraire un inédit et cohérent univers SF, les costumes et postiches colorés un peu cheap des citadins rappelant assez nettement les cours lèche-culs et hypocrites des Rois français.

Le temps de la formation permet d’installer les personnages avant de les lancer dans le jeu à proprement parler. Car Hunger Games ne se contente pas d’être un excellent film d’action déviant vers le survival dénué de tout cynisme, il introduit également des personnalités fortes, au background solide, interagissant par affrontements directs et non-dits très intéressants.

Et lorsque le jeu commence, l’audace du projet prend tout son sens, nous confrontant à une première scène d’une violence inouïe, choquante, presque déstabilisante. Le principe d’hommes et de femmes qui s’entretuent sans raison valable est déjà en soit révoltant, mais que ce soit des gamins qui s’éliminent  quasiment à mains nues, c’est d’une brutalité  inimaginable pour un blockbuster de cette ampleur. Le parti pris de traiter cette violence extrême de front est totalement assumée, et ne se vautre jamais dans le voyeurisme gratuit. La mort et le sang sont montrés, même fugacement, Ross n’emprunte aucun chemins biaisées pour adoucir le propos. On est entre un The  Truman Show morbide et Rollerball, avec en toile de fond une critique à peine voilée des dérives de la télé-réalité. Ceux qui comprennent le mieux et le plus vite le système et qui s’y adaptent le plus rapidement survivront.

La réalisation nerveuse, hachée, capte les regards hagards, paniqués, décidés ou résignés des futures victimes et  traduit l’urgence et la précarité de leur situation. Une caméra à l’épaule trimballée de toute part  montre sans s’appesantir, donnant à la réalisation une vitalité et une frénésie appropriée, et au récit une fluidité évitant tout temps mort. Au cœur de ce terrain de jeu sanglant, Jennifer Lawrence incarne l’héroïne avec une détermination et une maturité ahurissante. Elle est sans doute le gros plus du film. Son jeu alterne franche autorité et touchante fragilité, sans jamais se départir d’une incontestable volonté qu’on devine être le moteur de ses futurs combats. J’avoue avoir été assez sceptique sur la performance de l’actrice dans Winter’s Bones, hésitant à y voir un jeu minimaliste mais assez mono-expressif ou une vrai intelligence d’intérprétation. Le doute n’est plus permis, elle a tout d’une future très grande.

Elle prête son talent au premier opus d’une saga culottée, dérangeante, prenante, intelligente. Dont on attend la suite. Ben oui…

PROJET X – 3/20

Projet XRéalisé par Nima Nourizadeh
Avec Thomas Mann (II), Oliver Cooper, Jonathan Daniel Brown

Synopsis : Alors qu’ils semblaient jusque-là se fondre dans la masse, trois lycéens décident de sortir de l’anonymat. En apparence, leur projet est plutôt inoffensif puisqu’ils ont l’intention d’organiser une fête des plus mémorables. Mais rien n’aurait pu les préparer à la soirée qu’ils s’apprêtent à vivre… La rumeur se propage alors rapidement, tandis que les rêves des uns s’effondrent, les résultats scolaires des autres dégringolent, et des légendes se forgent…

Avis : Laborieux, pénible, faussement subversif,absurde, niais, naïf et abyssalement creux, on se demande sincèrement quel est l’intérêt de ce nanar au budget gonflé par la caution «Par les producteurs de Very Bad Trip». Projet X ne va pas plus loin que son idée de départ, un fête qui dégénère…. Et autour, rien.
L’utilisation de la caméra suggestive est un procédé maintenant tellement vu et revu qu’il n’apporte rien au film si ce n’est encore plus de lourdeur, d’autant plus que le réalisateur s’en soustrait rapidement quand il l’embarrasse.
Si seulement c’était drôle… mais les seuls gags dignes de nous décrocher un sourire sont tous dans la bande annonce (la voiture, le chien, le cheval…).
On finit par attendre avec impatience que le jour se lève. (mais on le regrette vite, affligeantes dernières scènes…)
Si vous voulez vraiment voir un teen Movie trash et authentiquement culte, préférez donc Supergrave.

OSLO, 31 AOUT – 13/20

Oslo, 31 aoûtRéalisé par Joachim Trier
Avec Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner, Ingrid Olava

Synopsis : C’est le dernier jour de l’été et Anders, en fin de cure de désintoxication, se rend en ville le temps d’une journée pour un entretien d’embauche.
L’occasion d’un bilan sur les opportunités manquées, les rêves de jeunesse envolés, et, peut-être, l’espoir d’un nouveau départ…

Avis : Suintant la mélancolie et le mal-être de tous ses pores, Oslo, 31 août ne convainc pas par son traitement scénaristique, assez basique et attendu, mais plutôt par la manière dont le réalisateur filme la journée de Anders et son retour parmi les siens.
Un retour en forme de total décalage. Son sourire forcé, son regard vide, placent le jeune homme au dessus de l’environnement auquel il a appartenu. Une présence lointaine, un observateur qui se demande ce qu’il fait là, au milieu de ces personnes qui sont maintenant à des années-lumière de lui.
Ses amis eux-même ne savent pas comment gérer ce retour, on a la forte impression qu’ils auraient préféré ne pas y être confronté. D’où une issue dont on ne doute finalement jamais. Mais la grande qualité du film réside surtout dans la capacité du réalisateur à capter et partager cette solitude paradoxale alors qu’il revient au monde, à saisir ce spleen et la tentation permanente de la rechute.
Une mise en scène instable et évanescente traduit remarquablement cet isolement, notamment grâce à une caméra à l’épaule maitrisée, utilisée quand l’urgence le demande. Le découpage rend également astucieusement cette impression de distance, jouant souvent sur un décalage entre le son et l’image. Quelques fulgurances stylistiques marquent le récit et les esprits, comme cette scène dans un café où Anders captent des bribes de conversations des tables voisines, lui confirmant s’il est besoin qu’il ne fait plus parti de ce monde. La scène de fête est également très bien menée et porte doucement mais inéluctablement Anders vers la fin de sa journée…

MARTHA MARCY MAY MARLENE – 11/20

Martha Marcy May MarleneRéalisé par Sean Durkin
Avec Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson

Synopsis : Après avoir fui une secte et son charismatique leader, Martha tente de se reconstruire et de retrouver une vie normale. Elle cherche de l’aide auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son beau-frère avec qui elle n’avait plus de contacts, mais elle est incapable de leur avouer la vérité sur sa longue disparition. Martha est persuadée que son ancienne secte la pourchasse toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu…

Avis : L’intelligence de Martha Marcy May Marlene réside dans la façon d’aborder les dérives sectaires et la difficulté d’en sortir en s’éloignant radicalement des caricatures. Pas de gourou en toge, de luxe tapageur, de porte à porte racoleur. Le piège est plus diffus, cynique, insidieux.
À travers une chronique vaporeuse et intimiste qui suggère plus qu’elle ne montre, le jeune réalisateur Sean Durkin tente l’économie d’effets pour créer le malaise et l’inconfort.
Le problème, c’est qu’on reste sur sa faim… En effet, il est difficile de comprendre Martha sans savoir ce qui l’a poussée à rejoindre ce groupe autarcique. Le principe de ne pas tout offrir au spectateur sur un plateau et le forcer à penser par lui-même est très louable, encore faut-il lui donner un minimum de matière à cogiter…
L’effet y est mais fonctionne un peu à vide et on manque de trop d’éléments pour appréhender cette histoire. Pourquoi est elle venue, pourquoi est-elle partie, pourquoi ne veut-elle pas en parler si elle a fui, pourquoi ne les condamne-t-elle pas ? Les flashbacks, bien que bien amenés, apportent trop peu et ont tendance à se répéter. Le scénario laisse, sans doute volontairement,  trop de questions en suspens qui nous maintiennent  en dehors du récit pour peu qu’on ne soit plus aussi sensibles au style très « Sundancien » du film, finalement assez poseur. Lumière saturée, caméra instable, proche des acteurs, musique et sons en sourdine, tout y est. C’est très bien, très joli, mais pas très original. De plus, le réalisateur a un peu tendance à trop se reposer sur ces gimmicks indé US, s’attardant souvent  longuement sur des plans qui n’ont pas forcément un très grand intérêt.
Reste une interprétation subtile et assez captivante, du flippant John Hawkes (déjà vu dans Winter’s Bone) à la révélation Elizabeth Olsen. Un regard clair, une voix chaude, une silhouette gironde, et plus simplement un talent brut qui n’est pas sans rappeler Scarlett Johansson. Elle fait habilement contraster son physique avec la confusion qui règne en elle. Le problème, c’est qu’on est nous-mêmes tout aussi perdus…