Théâtre – Les Masques de l’Ours reviennent!

Après Du vent dans les branches de Sassafras,

Après André le Magnifique,

Après La Ménagerie de Verre,

Les Masques de l’Ours sont de retour!

LE PREMIER

Une pièce de Israël Horovitz

Mardi 5 Juin 2007
Vendredi 8 juin 2007

Au centre d’animation des Halles le Marais (Paris 1er)

Jusqu’où êtes vous prêt à aller pour être le premier?

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ANNA M. – 6/10

 
Synopsis : Atteinte de l’illusion délirante d’être aimée, Anna, jeune femme douce et réservée, se persuade que le docteur Zanevsky est amoureux d’elle. Dès lors, rien, jamais, n’entamera sa conviction… Mais après l’espoir, viendra le dépit, puis la haine…
 
Avis : Un film rude, âpre, mais qui capte progressivement notre attention, jusqu’à ce que ce histoire d’érotomane prenne un tour de thriller. On craint à la fois pour les gens que l’héroïne côtoie, mais aussi et surtout pour elle-même.
La réalisation, séche, brutale (via la musique et le son notamment), crée l’environnement de malaise et d’équilibre fragile.
Le tout parvient à rester crédible de bout en bout, servi par une prestation haut de gamme d’Isabelle Carré.
A noter la très jolie chanson de générique (Au revoir Simone je crois)

SUNSHINE – 6.5/10

Réalisé par Danny Boyle
 
Synopsis : En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l’extinction de l’espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l’humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l’activité solaire.
Mais à l’approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d’ICARUS I, disparu sept ans auparavant.
Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l’avenir de l’humanité.
 
Avis : En cette période de disette cinématographique (2 semaines sans aller au cinoche, ça faisait un bout de temps que ça ne m’était pas arrivé), où la programmation de ne nous offre pas grand chose d’alléchant, un Boyle, réalisateur spécialiste de la navigation entre les genres du 7ème art, c’est toujours bon à prendre me suis-je dit.
Si je n’ai pas vraiment été déçu, disons que j’ai été un peu frustré. Commençons par les plus, qui restent majoritaires malgré tout. Sunshine est d’une beauté solaire (facile). Danny Boyle joue avec les effets de lumière, propose des plans improbables, confirme son goût pour les scènes épileptiques, plans arrétés, caméra à l’épaule soutenue par un gros travail sur le son. La musique amplifie les sensations, et pendant une bonne heure, on est captivé par ce qui se passe dans ce vaisseau spatial totalement crédible. Outre son esthétisme, Sunshine frappe aussi par son humanité. Il n’y a aucune question superflue parmi l’équipage, pas de pseudo-psychologie sur les tensions de vie en communauté, juste la peinture d’un groupe d’expert entièrement tourné vers la réussite de sa mission (qui n’est pas rien, puisque qu’il s’agit de sauver le soleil). Des reflexion sur notre monde, sans démagogie, ni poncifs moralisateurs. Et là réside l’autre énorme point fort du film, son casting parfait et hautement charismatique, mené par l’extra-terrestre Cillian Murphy, sans doute l’acteur le plus intéressant du moment.
Donc pendant une heure, on vit au rythme d’images splendides, d’effets incroyables et d’une tension constante.
Jusqu’au au switch que je ne vous révelerait pas , où le scènario prend une tournure mystico-grotesque. D’autant plus qu’il use de l’ellipse à outrance et nous perd dans les manoeuvres de l’équipage, on ne comprend plus qui fait quoi, et surtout comment ce truc est arrivé.
En bref Sunshine, est un un gros trip d’une heure gâché par un scénario déficient (comme souvent chez Boyle). Dommage, ça aurait pu être le film de science-fiction de l’année.